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Un apostat condamné à mort en Arabie Saoudite par un tribunal islamique

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C’est la stricte application de la charia : un jeune homme d’une vingtaine d’années a été condamné à mort par un tribunal d’Arabie Saoudite pour avoir renoncé à sa foi islamique, rapporte ce mardi le journal anglophone Saudi Gazette. Le jeune apostat a été jugé coupable d’avoir mis en ligne une vidéo le montrant en train de déchirer un exemplaire du Coran, avant de le frapper avec une chaussure.
 

Décapitation publique pour un apostat condamné à mort

 
La condamnation à mort devrait être exécutée, selon la presse, vraisemblablement par décapitation publique.
 
C’est ainsi que l’Arabie Saoudite, alliée des Etats-Unis et très hostile à l’Etat islamique qui s’installe dans des pays voisins, n’a rien à envier aux exactions de « Daesh » – pour la simple raison qu’elles sont prescrites par le même Coran, et la même charia.
 

Les tribunaux islamiques en Arabie Saoudite et la théocratie totalitaire

 
On sait que l’islam ne prévoit aucune distinction entre le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel. Cette théocratie totalitaire exige au contraire la confusion des pouvoirs : en Arabie Saoudite, elle s’exprime notamment dans l’organisation judiciaire dans le cadre de la tradition rigoriste du wahhabisme sunnite. C’est ainsi le « clergé » musulman – les dignitaires religieux, en l’absence de ministres du culte comme nous les entendons – qui contrôle les tribunaux.
 
La stricte application de la charia exige des peines lourdes pour les atteintes à la foi islamique : la prison et le fouet pour les blasphémateurs (et pour ceux qui critiques les dignitaires religieux musulmans !), la mort pour ceux qui commettent l’apostasie.
 
Il se trouve des groupes de défense de droits de l’homme pour dénoncer de l’absence de garanties pour les droits de la défense et de l’arbitraire de certaines sentences. La « transparence » n’est pas la qualité première de ces tribunaux islamiques et les peines d’amputation et les sentences capitales sont fréquemment prononcées et exécutées. Mais l’islam étant une « religion de paix et de tolérance », comment s’en émouvoir ?