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Des Républicains frileux sur la question de l’avortement au grand dam des pro-vie

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La chambre américaine des Représentants, dominée par les Républicains, a adopté hier une loi interdisant l’utilisation de fonds publics fédéraux pour financer des avortements ou des assurances incluant l’avortement. Le vote est intervenu le jour du 42ème anniversaire de la légalisation de l’IVG aux Etats-Unis, jour de la traditionnelle « March for life » qui réunit chaque année des dizaines de milliers de « pro-vie ».
 
Il s’agissait en fait d’une loi pour pérenniser cette disposition, le Congrès interdisant depuis plus de 35 ans, par des mesures régulièrement reconduites, l’usage de fonds fédéraux pour subventionner des procédures d’avortement.
 

Les Républicains interdisent l’utilisation de fonds publics fédéraux pour des avortements

 
Mais la proposition de loi adoptée visait à rendre ces interdictions permanentes.
 
Cette avancée constitue une bonne nouvelle pour les pro-vie, même si le texte a peu de chance d’être adopté par le Sénat à cause de la minorité de blocage démocrate.
 
Quand bien même, la Maison Blanche a déjà brandi la menace d’un veto présidentiel…
 
Alors qu’en France l’avortement, sévèrement défendu par la loi, est désormais un « droit fondamental » intouchable, aux Etats-Unis certains Républicains n’hésitent pas à défendre l’enfant à naître et Obama dénonce une remise en cause d’un « droit constitutionnel ».
 
Les Républicains n’en ont pas pour autant tenu leurs promesses.
 

Recul des Républicains sur l’interdiction de l’avortement après 20 semaines

 
Cette première proposition de loi était importante mais elle n’est pas la seule promesse faite par le parti républicain récemment porté à la majorité dans les deux chambres américaines et qui dispose donc d’une grande liberté d’action.
 
La seconde a été abandonnée hier avec le retrait du projet de loi restrictive sur l’avortement. Le texte prévoyait d’interdire les avortements après la 20ème semaine de grossesse, contre 23 actuellement, sauf en cas de viol ou d’inceste, et à la condition que ces actes fassent l’objet d’une plainte.
 
Ce projet de loi, intitulé « loi sur la protection de l’enfant à naître capable de ressentir la douleur » avait déjà été adopté par la Chambre des représentants en juin 2013 avant d’être bloqué au Sénat, alors à majorité démocrate.
 
Les Républicains, qui contrôlent désormais les deux chambres, en avaient fait une priorité malgré la déclaration d’Obama assurant qu’il y opposerait son veto.
 

Des Républicains frileux sur la défense de leurs électeurs pro-vie

 
Mais le parti, décidemment peu courageux lorsqu’il s’agit de défendre les valeurs confiées par les électeurs (souvenons-nous de l’absence d’opposition à la naturalisation de plusieurs millions de clandestins par Obama), a fait marche arrière, principalement sous la pression de quelques membres du parti.
 
Une décision lâche, largement critiquée par la frange conservatrice du parti.
 
La presse impute ce recul à la crainte de braquer une partie de l’électorat jeune et féminin lors des prochaines élections de 2016, crainte des électeurs restée sans effet lorsqu’il s’est agi d’inviter Benyamin Netanyahou. La force des convictions, le poids des lobbies.