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La Banque centrale européenne au secours de la Grèce : la BCE accorde de nouveaux crédits

Banque centrale européenne secours Grèce BCE accorde nouveaux crédits
 
La Grèce d’Alexis Tsipras est décidément un partenaire honorable, vu d’Europe : la BCE vient d’augmenter ses fonds d’urgence pour venir au secours des banques grecques alors qu’Athènes vient de payer une échéance de 448 millions d’euros au FMI. Jeudi matin, le ministère des finances grec annonçait avoir viré la somme, affirmation confirmée par Christine Lagarde qui a déclaré devant un auditoire public : « Oui, j’ai récupéré mon argent. »
 
Le gouvernement grec avait menacé de ne plus rien payer s’il n’obtenait pas l’assurance de nouvelles rallonges, alors qu’il verse 1,7 milliard d’euros par mois en paiements de sécurité sociale, sans compter les salaires de ses fonctionnaires.
 

La BCE au secours de la Grèce

 
Mme Lagarde avait reçu le sémillant ministre des finances, Yanis Varoufakis venu réclamer, en début de semaine, une certaine « flexibilité » de la part des créditeurs. La coopération de la Banque centrale européenne en apporte un peu : le BCE a consenti à augmenter son financement d’urgence de la Grèce de 1,2 milliards d’euros, destinés à combler la fuite des capitaux qui a atteint 1,12 milliards entre fin mars et le 8 avril, alors que les négociations autour du sauvetage de la Grèce étaient au point mort depuis deux mois. L’Emergency Liquidity Assistance atteint désormais 73,2 milliards d’euros.
 
Après avoir dénoncé la BCE comme une « banque centrale hautement politisée » qui a tenté d’« asphyxier » la Grèce en empêchant son accès au crédit peu cher qu’elle peut offrir, Varoufakis a ainsi obtenu les liquidités qui lui font défaut – et dans le même temps le gouvernement d’extrême gauche de Syriza est conforté, tout en consentant des mesures de réforme réclamées par l’UE et la BCE.
 
Et la Grèce continue d’emprunter pour rembourser ses emprunts plus anciens…
 

Sur fond de polémique avec la gauche radicale, la Banque centrale européenne accorde de nouveaux crédits

 
C’est peu de dire que Syriza déçoit les commentateurs de la gauche radicale. Le site de la Quatrième Internationale l’accuse de préparer une « austérité » aggravée, de nouvelles attaques contre la « classe ouvrière » et la remise en place de pouvoirs militaires et de police sans précédent.
 
Ce qui est, somme toute, logique : le socialisme n’a jamais été synonyme de liberté ni de prospérité, et au fond les mouvements comme Syriza en Grèce, ou Podemos en Espagne s’insèrent parfaitement dans la marche vers un globalisme tyrannique. Les oppositions, dans cette logique, ne sont qu’apparentes.