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Les cent mois du prince Charles avant le collapsus climatique

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La maison royale britannique serait-elle en train de faire diversion ? L’annonce du départ à la retraite du Duke d’Edimbourg, Philippe, époux de sa Gracieuse Majesté a en tout cas focalisé tous les regards, entourée qu’elle a été de suspense, de rumeurs, de fake news et de bon vieux snobisme. La presse a eu de quoi se mettre sur la dent quoique l’événement ne fût pas si inattendu : le prince Philippe a tout de même 95 ans. C’est pourtant un autre anniversaire et une autre annonce qui en ont été relégués dans le fin fond des « actus » : nous approchons à grands pas de la fin des « 100 mois » que son fils, le prince Charles, donnait à la planète avant de vivre un « collapsus climatique irréversible ».
 
Ne poussons pas le complotisme jusqu’à voir un lien entre les deux. Cependant le fait de la fausseté de la royale prédiction du prince de Galles mérite d’être relevé, comme le fait Charles Moore dans The Spectator.
 

Cent mois jusqu’au collapsus climatique : échéance, juin 2017…

 
C’était en mars 2009 : le prince était au Brésil, où il annonçait les pires catastrophes si rien n’était fait pour stopper le « réchauffement climatique ». A l’époque, Gala faisait écho avec déférence à ses déclarations, tout comme les journaux sérieux. Faute d’action, « les meilleures projections nous disent que nous risquons un changement climatique catastrophique et les horreurs inimaginables que cela entraînerait », disait-il alors. Cette fake news était diffusée à l’époque sans les moindres réserves ni bémols.
 
Charles Moore fait observer que si cela était exact, « l’élection générale du 8 juin n’aura pas beaucoup de sens », puisque l’échéance fixée par le prince tombe précisément en juin.
 
« Il est remarquable, cependant, que le Prince n’a pas, ces dernières années, réitéré sa datation exacte de la catastrophe ; il marmonnait, en 2015, que tout cela pourrait prendre 35 ans. Plus frappant encore est le fait qu’il a co-signé, au début de cette année, le Ladybird Book of Climate Change », écrit Charles Moore. Les petits albums Ladybird constituent une encyclopédie enfantine illustrée sur toutes sortes de thèmes d’intérêt général…
 

Le prince Charles fait comme si l’avenir n’était pas bouché

 
« On peut présumer qu’il aurait été parfaitement inutile de publier un tel ouvrage, destiné à mettre la jeune génération sur le droit chemin, si le « collapsus climatique » était réellement irréversible à compter de fin mai ; quelle cruelle tromperie des jeunes que de leur vendre un livre leur expliquant comment préparer l’avenir si cet avenir ne peut exister ».
 
Et Moore conclut, soulagé : « Dans son livre Ladybird, le Prince s’inquiète à juste titre de l’avenir des wallabies des rochers à pieds jaunes et de l’amazone à épaulettes jaunes, mais il est notablement plus discret à propos du moment exact où la fin sera proche. Nous allons pouvoir respirer de nouveau ».
 

Anne Dolhein