Chômeur à Reims, djihadiste en Syrie : 5 complices en justice

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Appelons le Jean-Pierre (prénom modifié) : il faisait le djihad en Syrie pendant que 5 proches, un homme, Paul, et quatre femmes, Marie, Jeanne, Anne et Brigitte (prénoms modifiés) lui transféraient le chômage (plusieurs milliers d’euros) qu’il continuait à percevoir. C’était un garçon un peu turbulent (vols, outrages, délits routiers, trafic de stupéfiants) qui sur la fin en 2021, s’était assagi, avec juste une conduite sans permis ni assurance avant de partir pour le djihad – preuve que l’islam est une religion d’amour et de paix. Le club des 5 proches, qui comparaissait devant le tribunal correctionnel de Paris pour financement d’entreprise terroristes, et, pour deux d’entre eux, pour « escroquerie faite au préjudice d’un organisme chargé d’une mission de service public pour l’obtention d’une allocation », ont déclaré tout ignorer de son djihad. En conséquence, et tenant compte que ces cinq personnes ne donnent pas dans l’islamisme radical, le tribunal a prononcé trois peines légères avec sursis et deux remises de peine. Et rien n’a été dit des contrôles de la caisse d’allocations chômage. En France, tout finit par des chansons.