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Le Congrès américain exige de limiter l’emploi des « simulateurs » épiant les téléphones portables

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C’est la énième passe d’armes entre le Congrès américain (emmené par le Sénat) et le gouvernement d’Obama à propos de la panoplie des moyens mis à la disposition des services de renseignement par le progrès technique pour espionner en permanence ennemis et amis : le Congrès américain vient d’exiger des éclaircissements à propos des « simulateurs » employés pour suivre et surveiller les téléphones portables.
 
Le comité judiciaire du Sénat, constitué de Démocrates et de Républicains unanimes sur le question, aimerait avoir une compréhension plus complète des limites d’utilisation de ces simulateurs. En effet des sources de presse, par exemple le Wall Street Journal, prétendent que lors de procédures visant des suspects de crime il est tout à fait possible de localiser et d’espionner les portables de citoyens parfaitement innocents.
 

Le Congrès américain craint que les simulateurs n’espionnent les portables d’innocents

 
Et le Département de la justice n’a ni démenti ni confirmé l’information du Wall Street Journal. Selon les sénateurs, le FBI doit demander maintenant une autorisation pour utiliser les simulateurs, à l’exception de quelques cas, dont une menace imminente sur la sécurité publique, la traque d’un fugitif, ou encore dans les endroits publics où l’on ne peut s’attendre « raisonnablement » à garder privé ce que l’on dit. Le mot « raisonnablement » peut-être interprété de bien des façons, la marge de manœuvre du renseignement policier demeure grande, et la défense de la vie privée n’est pas garantie. Le jeu de chat et de la souris va continuer sans désemparer dans les mois et les années à venir, les parlementaires américains demeurant très attaché au droit des individus, et les nouvelles techniques donnant toujours plus de moyens au renseignement, souvent en avance sur le droit qui permet de les limiter.