Couper encore les émissions de CO2 : l’ONU veut décupler la mise

Couper émissions CO2 ONU
 

A quelques semaines de la COP 31 en Turquie, l’ONU vient de publier un rapport annonçant que les engagements climatiques actuellement pris par ses membres aboutiront à une baisse de 6 % seulement des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2035, soit un dixième de la réduction de 60 % par rapport au niveau de 2019 qui limiterait le réchauffement climatique à 1,5 %.

Les Etats-Unis sont nommément désignés. On oublie la Chine, qui représente la plus forte proportion mondiale des émissions de CO2. Mais surtout, on perpétue la fable de la corrélation entre le CO2 et le réchauffement, qui ne se vérifie ni dans l’intensité (les courbes du CO2 et du réchauffement ne se ressemblent pas), ni dans le temps : l’augmentation du CO2 suit le réchauffement plutôt qu’elle ne le précède. Si tous les objectifs acceptés par l’accord de Paris de 2015, étaient tenus, affirme UN Climate Change, on atteindrait péniblement les 9 % de baisse des émissions.

De son côté, le Programme environnemental de l’ONU a déclaré la semaine dernière que le monde court vers un réchauffement de 2,6 °C au cours de ce siècle, profitant d’El Niño et du cadre psychologique favorable fourni par ses effets pour faire ce genre de prédictions.

Pendant ce temps, les flux financiers « pour le climat » ont atteint 1.900 milliards de dollars par an en 2023 et 2024, soit une augmentation de 32 % par rapport aux deux années précédentes. Ce n’est pas la dépense qui manque pour installer des « renouvelables », des voitures électriques et des pompes à chaleur. Si l’on comprend bien, il en faudrait dix fois plus.