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Face à la crise des migrants : que faire ? La réponse de Fatima

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Les photos et les vidéos qui font entrer les « migrants » jusque dans nos salons ont un impact énorme. Elles sont supposées nourrir notre sentiment de pitié et de compassion. Plus sûrement, plus souvent encore, elles alimentent la peur, la frustration, la colère contre les gouvernants qui non seulement ne prennent pas les mesures pour mettre fin à une situation riche de menaces, mais qui semblent vouloir l’aggraver en envoyant un seul message : « Venez, vous êtes les bienvenus ! » En l’espace de quelques mois, l’Europe s’est retrouvée face à un afflux totalement inédit où le statu quo s’est effondré à une vitesse vertigineuse. Face à la crise des migrants, que faire ? Un sentiment prédomine : l’impuissance.
 
On dit qu’une partie des candidats au droit d’asile n’ont rien du « réfugié » et tout du djihadiste mandaté pour mener sa Guerre sainte en terre chrétienne – chez les « croisés » comme le répètent, lancinants, les revues en papier glacé qui maintiennent haut le moral des troupes. C’est possible. C’est même probable. Mais qui ? Qui peut les identifier ? Pas l’homme de la rue qui n’en a pas la compétence, ni les moyens d’agir… Impuissance encore. Une impuissance qui dicte la méfiance tous azimuts à l’égard des jeunes « migrants » célibataires et dans la force de l’âge – mais attention, la méfiance, c’est déjà de la discrimination !
 

Des migrants désarmés et désarmants

 
On ne parlera pas d’« invasion ». La loi l’interdit. Et devant la foule des miséreux qui ont tout donné pour leur dangereux passage vers un hypothétique Eldorado, bravant la mer, le danger de noyade, tous les risques et les inconforts du voyage, il semblerait en effet inhumain de réagir ainsi. Ce serait plus facile s’ils étaient armés, hostiles, conquérants (encore que l’on parle de groupes décidément très effrontés, très exigeants). Mais pour la plupart, ce sont des pauvres, et des pauvres qui ont tout perdu.
 
Ils sont, littéralement, désarmants.
 
Ce sont de ces pauvres dont il nous a été dit que nous les aurions toujours avec nous et qu’il faut savoir accueillir.
 
Pour qui a le souci de sa terre, de sa culture, de sa civilisation, la tentation est grande d’accuser la religion qui enseigne l’accueil, l’humilité, la bonté, l’amour de l’étranger et même celui de l’ennemi d’avoir créé, par ce qu’il en reste, l’idée qu’il faille accueillir toute la misère de la terre.
 
Encore que lorsque le Christ nous enseigne d’aimer nos ennemis, Il ne demande pas qu’on les prenne pour des amis, ou qu’on cesse de les considérer comme des ennemis…
 

Crise des migrants : démission politique, et complicité

 
Le christianisme n’enseigne pas non plus la démission politique face à des réalités qu’il faut savoir jauger, juger, prendre en compte. C’est plus facile d’agir lorsque l’assaillant se présente en conquérant. Mais ce n’est pas interdit de voir les réalités et leurs conséquences. A l’évidence, les gouvernements de l’Union européenne, dans leur immense majorité, s’y refusent délibérément, et accusent quiconque s’y risque.
 
Mais lorsqu’on parle de centaines de milliers, voire de millions de migrants qui tentent de venir d’un coup sur des terres qui ne sont pas les leurs, comment ne pas y voir un danger ?
 
Face à l’invasion pacifique – appelons-la ainsi – que les pouvoirs publics encouragent au nom de l’humanité et de l’humanisme, il semble ne plus y avoir de moyens politiques. A moins de prendre des mesures légales, des mesures de justice réellement dissuasives contre la clandestinité qui découragent les candidats à l’immigration « à la source », mais aussi ceux qui profitent de l’aubaine de la main-d’œuvre inespérée (voyez l’Allemagne) on voit mal ce qui pourrait arrêter le mouvement. On voit encore moins bien comment renvoyer les clandestins, requalifiés de « réfugiés » chez eux, vu l’ampleur du phénomène. Organiser des déportations de masse ?
 
Mais puisqu’il en est ainsi, puisque tout semble inéluctable à vues humaines, il est temps de se souvenir que les plus grands maux ont finalement les remèdes les plus simples. Le déferlement du communisme ? Les erreurs répandues par la Russie ? La guerre ? La volonté d’expansion de l’islam ? La mort et la destruction semées par les grands de ce monde… pour ne pas dire le prince de ce monde ? Tout cela était dit, ou en germe, dans le message de Fatima. Mais Notre Dame, loin de dire que tout était perdu, donnait la solution : la seule. Prière et pénitence…
 

Que faire en temps de crise ? La réponse de Fatima

 
L’arme du chapelet et de la dévotion mariale est à la portée de tous et de chacun, vieux ou petit, simple et savant. Plus puissante que les bombes, plus sûre que les flottes et les armées rangées en ordre de bataille (encore qu’elles soient nécessaires parfois – à Lépante comme à Vienne) la prière demande la paix dans la tranquillité tout en voulant le bien de celui qui vient en ennemi ou qui fait peur.
 
L’impuissance de l’homme n’est rien devant la puissance d’intercession de la Reine du Ciel et de la Mère du Sauveur.
 
Nous l’avons trop oublié.
 
Et trop d’hommes d’Eglise semblent l’avoir oublié aussi, parlant et agissant comme si nous étions ici-bas des enfants laissés à nous-mêmes.
 
Mais c’est à force d’avoir agi comme des êtres sans direction et sans loi, sans Dieu et sans foi, oubliant, rejetant ce qui nous rend forts, que nous nous retrouvons dans cet Occident spirituellement et matériellement désarmé face à des idéologies et des croyances conquérantes.
 
Réarmer ? Cela passera d’abord par la conversion, la conversion vraie au Christ, par Marie. Alors l’Occident pourra partager sa vraie richesse et nourrir véritablement les affamés.
 

Anne Dolhein