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En Espagne, le gouvernement socialiste de Pedro Sánchez demande l’expropriation des églises sans compensation

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La cathédrale de Cordoue


 
La gauche et l’extrême gauche espagnoles n’ont pas tellement changé depuis leur défaite face au camp national en 1939. Non content de déterrer le corps du général Franco qui reposait dans la Valle de los Caídos, lieu de réconciliation nationale, le gouvernement de Pedro Sánchez, qui n’existe que grâce à l’appui de l’extrême gauche et des séparatistes régionaux au parlement (le même genre de coalition qui a entraîné l’Espagne dans la guerre civile en 1936), cherche à reprendre à l’Eglise catholique une partie de ses lieux de culte. Que Pedro Sánchez et ses amis socialo-communistes peuvent-ils donc bien vouloir faire de toutes ces églises et autres lieux de culte qui seraient ainsi, de fait, soumis à une expropriation sans compensation ? Rien, sans doute, mais puisque cela permet d’attaquer l’Eglise, toutes les occasions sont bonnes pour ces esprits profondément hostiles à l’identité catholique de l’Espagne.
 

Le grand retour au laïcisme de l’Espagne de Pedro Sánchez

 
L’abbé José María Gil Tamayo, secrétaire général et porte-parole de la Conférence épiscopale espagnole (CEE), dénonce cette volonté du gouvernement socialiste de remettre en cause les conséquences d’une loi de 1998 qui avait permis à l’Église d’inscrire à son nom au registre foncier les bâtiments de culte dont elle avait historiquement la possession. Auparavant, la loi espagnole ne permettait pas l’inscription de ces bâtiments, prétexte dont se sert le gouvernement de Sánchez pour contester le fait que ces lieux de culte catholiques aient jamais appartenu à l’Eglise catholique. « L’Eglise est dans ce pays depuis quasiment 20 siècles et il y a près de 23.000 paroisses », a fait remarquer le porte-parole de l’épiscopat. Difficile dans ces conditions de contester la propriété des lieux de culte utilisés dans les 23.000 paroisses, alors que l’Eglise n’a pas « fait autre chose que de se conformer à la loi en vigueur », a souligné José María Gil Tamayo.
 

Plus de 3.000 églises vouées à l’expropriation par le gouvernement socialiste

 
Malgré tout, le gouvernement de Pedro Sánchez pourrait réclamer environ 3.000 bâtiments de culte enregistrés au nom de l’Eglise sur la période 1998-2015. Selon les données publiées par la Conférence épiscopale elle-même, il y aurait exactement « 3.168 biens immobiliers d’intérêt culturel qui appartiennent à l’Eglise en Espagne ». Parmi ces biens, 22 des 44 biens culturels espagnols déclarés au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Pour réclamer ces biens comme faisant partie du domaine public, le gouvernement socialiste soutenu par l’extrême gauche compte s’appuyer sur la loi hypothécaire… franquiste. Les inscriptions au registre foncier rendues possibles par la réforme du gouvernement Aznar sur la foi des déclarations des évêques seraient dès lors considérées comme de fausses inscriptions.
 

La cathédrale de Cordoue au centre des visées de la gauche qui aimerait la voir à nouveau transformée en mosquée

 
Parmi les biens visés par le ministre de la Justice socialiste qui a annoncé la remise en cause de ces inscriptions au registre foncier, il y a, selon El Diario, 31 cathédrales dont la fameuse cathédrale de Cordoue, déjà depuis plusieurs années au centre des velléités de l’extrême gauche pour l’expropriation de l’Eglise catholique des bâtiments qui, historiquement, lui appartenaient.
 
Le secrétaire général de la conférence épiscopale a rappelé que les biens de l’Eglise sont mis au service de la société espagnole et ne sont pas réservés à l’usage exclusif des catholiques, sans compter qu’ils rapportent à l’économie nationale, selon les chiffres relayés par Info Católica, 22 milliards d’euros chaque année. Il a annoncé que l’Eglise se défendra devant les tribunaux.
 

Olivier Bault