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Dans les Etats-Unis de Trump, le nombre de réfugiés accueillis va quasiment doubler

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Selon le New York Times, le Département d’Etat des Etats-Unis devrait quasiment doubler le nombre de validations de dossiers de réfugiés, avec un nombre de demandeurs effectivement accueillis dans le pays qui devrait passer de 830 actuellement à 1.500 par semaine. Les nouvelles entrées répondent à un changement de politique de la part du Département, changement dont il est impossible de dire pour l’heure si Donald Trump l’a approuvé ou même s’il en a seulement eu connaissance.
 
Vendredi, le quotidien de gauche a ainsi annoncé : « Malgré les efforts répétés du président Trump de freiner l’installation de réfugiés, le département d’Etat a discrètement levé cette semaine sa restriction imposée sur le nombre de réfugiés autorisés à entrer aux Etats-Unis. »
 
L’annonce du doublement des arrivées est celle reposant sur l’évaluation présentée par des avocats de la cause des demandeurs d’asile : ils estiment que la hausse interviendra dès la dernière semaine de mai pour atteindre « bien plus de 1.500 personnes par semaine dès le mois prochain ». Il y a des dizaines de milliers de personnes en attente d’accueil aux Etats-Unis.
 

Doubler le nombre de réfugiés accueillis chaque semaine : ce que veut le Département d’Etat

 
La nouvelle politique du Département d’Etat a fait l’objet d’un courriel, jeudi, adressé à toutes les agences privées à travers le monde qui se chargent d’aider les demandeurs à suivre le long processus de demande qui précède une éventuelle entrée aux États-Unis : il faut actuellement quelque deux ans avant d’obtenir le statut de réfugié. Signé d’une fonctionnaire du Département, Jennifer L. Smith, l’e-mail précisait que les groupes d’aide aux réfugiés allaient pouvoir amener des gens aux Etats-Unis « sans être limités par les quotas hebdomadaires en place. »
 
Avant d’officialiser cette nouvelle politique, il semble que le Département d’Etat ait consulter celui de la justice. C’est en tout cas ce qu’a déclaré une porte-parole qui a tenu à garder son anonymat, n’étant pas autorisée à parler publiquement de cette affaire. Le Département de la justice serait donc, on peut le supposer, d’accord.
 
Breitbart News note que depuis le début de l’année fiscale 2017 ( commencée le 1er octobre 2016) et à la date du 24 mai, pas moins de 45.533 réfugiés ont pu entrer légalement aux Etats-Unis. Pour les quatre dernières semaines de la période, on a compté une moyenne de 817 nouvelles entrées : si ce rythme devait être maintenu, on atteindrait les 60.672 réfugiés au 30 septembre prochain.
 

Les Etats-Unis de Trump ouvrent plus largement la porte aux réfugiés

 
Avec un taux quasiment doublé, à raison de 1.500 personnes par semaine, le nombre total à la fin de l’année fiscale – au terme des 18 semaines qui restent –atteindra près de 73.000 nouveaux réfugiés. C’est à peine moins que le nombre de personnes accueillies au cours de la dernière année pleine sous la responsabilité de l’administration Obama, au cours de laquelle 84.995 réfugiés ont pu s’établir aux Etats-Unis, un record pour son mandat. Pendant les années de présidence de George W. Bush, on a compté de 28.390 nouveaux réfugiés au cours de l’année fiscale 2003 à 60.191 en 2008. L’administration Trump est bien partie pour dépasser ce record des années « républicaines ».
 
Pour nombre d’opposants au programme d’accueil de réfugiés aux Etats-Unis, il s’agit carrément d’une « trahison » des électeurs qui ont choisi Trump en raison de ses promesses de réduire le nombre de réfugiés accueillis aux Etats-Unis. Leur seul espoir : que les fonds alloués aux services d’établissement des réfugiés aux États-Unis connaissent une forte baisse pour l’année fiscale 2018, baisse annoncée dans le projet de budget soumis au Congrès par l’administration Trump. Mais ces coupes ne pourront se faire sans l’accord du Congrès.
 
Quant à connaître la responsabilité exacte de l’équipe Trump dans cette affaire, cela reste difficile : le Bureau de la population, des réfugiés des migrations conservent encore beaucoup de responsables datant de l’ère Obama. Voilà en tout cas l’illustration de la difficulté à mettre en place des réformes désirées si l’on ne veut pas aller au clash.
 

Anne Dolhein