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Toujours plus de faux euros

Faux euros
 
Le constat a été dressé vendredi par la Banque Centrale européenne : il y a toujours plus de faux euros en circulation. Une progression systématique, notamment depuis 2012. Pour le seul premier semestre 2015 ce sont ainsi quelque 454.000 faux billets qui ont été saisis et retirés de la circulation.
 
Dans l’étude (bi-annuelle) faite à ce sujet, la Banque Centrale européenne observe que le nombre de faux billets saisis entre janvier et juin a augmenté de 37 % sur un an (331.00 au premier semestre 2014, mais 507.000 au second). Depuis 2012, cette progression est régulière – et importante : il y a eut 531.000 faux billets saisis cette année-là, 670.000 en 2013, 838.000 l’année dernière.
 

Toujours plus de faux euros

 
L’institution monétaire précise, par ailleurs, que les billets de 20 et 50 euros ont la faveur des faussaires. Il est vrai qu’ils sont plus faciles à écouler que les billets de 100, 200 et, à fortiori, 500 euros… Les billets de 20 euros représentent ainsi 55 %, et les billets de 50 euros 31 % des faux billets retirés de la circulation. Mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce ne sont pas les billets de 5 ou 10 euros qui viennent ensuite, mais le billet de 100 euros, avec 8,5 %.
 
La Banque Centrale européenne ajoute cependant que « le nombre de billets contrefaits continue d’être très faible en comparaison de l’augmentation du nombre de vrais billets en circulation », qui se montait à plus de 17 milliards au premier semestre 2015.
 
Néanmoins, pour se protéger davantage contre les faussaires, la Banque Centrale européenne dote les nouveaux billets de dispositifs de sécurité renforcés. La nouvelle série Europe, qui comprend déjà les billets de 5 et 10 euros, devrait être complétée, le 25 novembre prochain, par la coupure de 20 euros.
 

Nouvelles techniques, nouveaux billets

 
Ces moyens techniques contribuent à faire du billet en euros « un moyen de paiement fiable et sûr », assure-t-elle. D’autant que, précise encore la Banque Centrale européenne, « il est facile de reconnaître les billets authentiques grâce à la méthode simple consistant à toucher, regarder, incliner ».
 
Si cela est si simple, on se demande comment encore tant de faux billets parviennent dans nos portefeuilles. Après tout, les faussaires aussi ont accès aux moyens techniques…
 
On arrête ainsi régulièrement des « passeurs » de fausse monnaie. Dernièrement, un ressortissant français a été arrêté au Maroc avec 58 faux billets, alors qu’il essayait de faire des achats à l’aéroport de Casablanca, avant de prendre l’avion pour la France. Mauvais choix pour cet homme. Le code pénal marocain est en effet particulièrement strict sur ce chapitre, puisque l’article 334 punit « de la réclusion perpétuelle quiconque contrefait, falsifie ou altère : soit des monnaies métalliques, ou papier-monnaies, ayant cours légal au Maroc ou à l’étranger ».
 
L’histoire ne dit pas si la filière à laquelle appartenait vraisemblablement cet homme était basée au Maroc…
 

François le Luc