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La vegan Sonia Sae impose à son fennec un régime herbivore

Fennec Herbivore Sonia Sae Vegan
 
Voilà quatre ans, la militante vegan Sonia Sae, zélatrice du régime végétaliste strict, adoptait un fennec qu’elle baptisa Jumanji. Et lui imposa un régime herbivore. L’animal est aujourd’hui en piteux état.
 
C’est une militante du droit des animaux, c’est une blogueuse, c’est une Vegan, bref, c’est une jeune femme extrêmement moderne. En 2014, elle achète à un élevage un Fennec (la capture de spécimens sauvages et leur vente comme animaux de compagnie est désormais interdite). Le fennec est ce petit renard des sables, grand chasseur pouvant vivre presque sans eau, dont l’urine sent très fort pour cela, qui quand il est repu de lézards, souris, oiseaux, insectes et poissons de sable, se fait un dessert des petits fruits du désert.
 

Soniae Sae mit son fennec au régime herbivore

 
Pour accentuer son côté herbivore, Sonia Sae décide de le soumettre à son régime, elle ne lui donne que de l’alimentation vegan pour chats. Résultat, il est maigre comme un passe-lacets et perd ses poils. Comme elle a eu la simplicité de montrer ses photos sur Instagram, elle a provoqué un tollé. On lui donne des cours de diététique et une pétition portant plus de mille signatures exige qu’elle cesse la « cruauté animale» qu’elle impose à la pauvre bête. Ici la militante du droit des animaux se trouve pris dans ses contradictions.
 
De son côté, elle jure ses grands dieux que le régime vegan n’est pour rien dans les malheurs de Jumanji, qu’elle va le prouver. Elle en profite pour élever le débat. Pour elle, la viande, c’est le mal, elle partage en cela une opinion répandue par la propagande de plus en plus puissante de certains lobbies écologistes (produire de la viande pollue infiniment plus que de produire de la nourriture végétale, etc). Elle argue en outre que donner de la viande à son fennec obligerait à tuer d’autres animaux pour nourrir son chéri. C’est vrai. On se demande juste pourquoi elle l’a acheté, au lieu de militer pour la fermeture de l’élevage qui le lui a fourni : là-bas aussi, c’est fou, les fennecs mangent de la viande !
 

L’idéal Vegan impose à ses adeptes le déni de la nature

 
Mais ce sont de toutes petites raisons agités par de tous petits esprits. Sonia Sae conçoit les choses en grand, dans une sorte de révolution cosmique : il ne faut pas se plier aux diktats de la nature. Sinon on en viendrait à admettre qu’il y a des races, des genres, des espèces, par nature. La grandeur de l’homme révolutionnaire est de les écarter pour mener à bien son projet. Si l’on entendait la réaction cléricale, on pourrait penser qu’il y a des herbivores, des carnivores, dont les organes, par exemple le tube digestif, ont été créés à dessein, qu’il y a une cohérence de tout cela, pourquoi pas un plan, et pourquoi pas un Créateur, tant qu’on y est. On finirait par croire n’importe quoi. Heureusement, Sonia Sae, la valeureuse vegan espagnole est là pour nous en préserver. Vive le fennec herbivore et son régime vegan !
 

Pauline Mille