La fête de la musique LFI interdite par le préfet de police

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La France insoumise comptait organiser une soirée particulière place de la République à Paris pour la fête de la musique le 21 juin : le préfet de police l’a interdite après plus de deux mois d’hésitations, à la demande du président du CRIF Yonathan Arfi et d’Ariel Weil, maire PS du secteur Paris Centre, qui regroupe les quatre premiers arrondissements. Jean-Luc Mélenchon s’en est indigné sur X : « Cette décision de dernière minute, prise sous la pression de groupes et d’individus se déclarant publiquement politiquement hostiles à La France insoumise, est un scandale démocratique grave en période électorale. » De son côté Ariel Weil accuse LFI de « récupérer » la fête « à des fins politiques » et ajoute : « Compte tenu des foules qui seront dans la rue pour danser et chanter, c’est un danger pour l’ordre public et la sécurité alors que les forces de police seront mobilisées dans tout Paris. » Tout le monde a un peu raison dans l’affaire, à condition d’ajouter que, dès sa création le 10 juin 1981 par André Henry, ministre du Temps libre de François Mitterrand et son extension solennelle par Jack Lang en 1982, la fête de la musique a été conçue dès l’origine comme une entreprise de subversion révolutionnaire.