fbpx

La libre-pensée des Etats-Unis s’attaque aux Bibles des Gédéons au nom de la séparation de l’Eglise et de l’Etat

FFRF Gédéons Libre pensée bible séparation Eglise Etat
 
Quiconque a voyagé aux Etats-Unis aura remarqué la présence systématique d’une bible sur la table de chevet ou sur le bureau de sa chambre d’hôtel. C’est grâce à l’Association internationale des Gédéons (Gideons International), forte de 300.000 membres dans le monde, que ces bibles sont distribuées gratuitement dans les chaînes d’hôtels et les motels, les hôpitaux, les bases militaires, les prisons et les pénitenciers, les écoles, les universités et autres lieux, dans un but d’évangélisation. Cette association chrétienne, la plus ancienne des Etats-Unis, fondée en 1899 et originaire du Wisconsin, a distribué 1,9 milliards d’exemplaires de la Bible en plus de 80 langues. Elle fait actuellement l’objet d’une violente campagne de la part de la Freedom From Religion Foundation, (FFRF) organisation de libre-pensée américaine, comptant 23.000 membres et originaire elle aussi du Wisconsin.
 

La FFRF s’attaque aux Bibles des Gédéons dans les hôtels des Etats-Unis

 
La FFRF a derrière elle une longue histoire de lutte contre les symboles chrétiens et autres références à Dieu dans l’espace public, sous couvert de la soi-disant doctrine maçonnique de la « séparation de l’Eglise et de l’Etat ». La dernière en date consiste à faire pression sur l’association hôtelière américaine de sorte que les bibles des Gédéons soient retirées des quelque 4,8 millions de chambres du réseau hôtelier. Selon le courrier de la FFRF adressé au PDG de l’association, la lecture de la Bible appelle aux meurtres des « incroyants, des apostats, des gays, des « fils indocile et rebelle » et des femmes qui contreviennent aux normes sexistes de la Bible ». C’est ainsi que l’organisation de libre-pensée préférerait voir, au nom de la raison et de la science, les bibles des Gédéons remplacées par des exemplaires du livre de Darwin, De l’origine des espèces. Ce qui ne manque pas de sel.
 
Dès réception d’une lettre en ce sens, l’université d’Illinois du Nord a immédiatement retiré les bibles des chambres de son campus au nom du respect de la séparation de l’Eglise et de l’Etat.
 
Cela fait d’ailleurs des dizaines d’années que la FFRF s’attaque aux bibles dans les lieux d’hébergement des parcs nationaux et des universités publiques en les couvrant d’autocollants ou de slogans antichrétiens.
 

La séparation de l’Eglise et de l’Etat selon une interprétation outrancière

 
Si les Américains jouissent toujours du libre exercice et de la libre expression de leur foi, à mille lieues des persécutions infligées aux chrétiens d’autres pays, il n’en est pas moins vrai que l’hostilité va croissant à l’encontre de ceux qui souhaitent voter selon leurs convictions religieuses, défendre publiquement leur foi ou à inciter les non croyants à se convertir. De plus en plus de chrétiens sont traînés devant les tribunaux ou bien calomniés dans leur foi, au point que l’opinion publique adhère de plus en plus à l’idée que la religion doit rester dans la sphère privée.
 
S’il est vrai que la séparation de l’Eglise et de l’Etat est affirmée par la Constitution américaine, les actions de la FFRF outrepassent largement le principe : elle intente procès après procès à l’encontre des présidents, des gouverneurs, des parlementaires, des écoles ou des étudiants eux-mêmes dans une volonté d’effacer toute référence à Dieu, tant sur la monnaie – il faut se débarrasser de la mention « In God we trust » sur les billets – que dans les bâtiments fédéraux et des différents Etats ou tout autre lieu public.
 
A ce propos et dans un (mauvais) genre parodique, la FFRF a fait installer une représentation détournée et de mauvais goût de la Nativité dans le hall du Capitole du Texas. L’enfant Jésus y est remplacé par la Déclaration des Droits (Bill of Rights), sur laquelle veillent les trois pères fondateurs des Etats-Unis et la Statue de la Liberté.
 
Le gouverneur texan Greg Abbott a déclenché une procédure afin de retirer cette représentation sarcastique.
 

Nicklas Pélès de Saint Phalle