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Pour Alan Greenspan, pas de solution à la crise sans sortie de la Grèce de la zone euro

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L’ancien président de la banque centrale américaine, Alan Greenspan, a affirmé hier que la Grèce devrait tôt ou tard sortir de la zone euro. « Il s’agit d’une crise et je ne pense pas qu’elle puisse être résolue facilement. En fait je ne pense pas qu’elle puisse être résolue sans une sortie de la Grèce de la zone euro », a déclaré l’ancien président de la Réserve fédérale américaine (Fed) à la BBC : « Je ne pense pas que cela les aide d’être dans l’euro et je ne vois certainement pas comment cela peut aider le reste de la zone euro. Je pense aussi que c’est seulement une affaire de temps avant que chacun ne se rende compte que se séparer est la meilleure stratégie. »
 

Alan Greenspan recommande la sortie de la Grèce comme seule solution à la crise

 
Président de la Fed de 1987 à 2006, Alan Greenspan est resté l’un des décideurs américains les plus influents : il estime aujourd’hui que la zone euro ne pouvait continuer d’exister sous sa forme actuelle sans intégration politique.
 
Le Premier ministre grec Alexis Tsipras, très récemment élu après avoir promis de renégocier la dette grecque auprès de l’Union européenne, vient de passer la semaine à sillonner l’Union européenne, sans succès. Athènes a réitéré sa demande d’un plan-relais d’aide au pays, face à laquelle Berlin est restée impassible et a refusé de renflouer les caisses grecques. Interrogé à ce sujet, Alan Greenspan a affirmé que l’Allemagne a raison.
 

A travers Alan Greenspan la finance américaine pousse à l’éclatement de la zone euro

 
Cette déclaration révèle une chose : la finance américaine pousse désormais à l’éclatement de l’euro, alors que l’impact d’une sortie de la Grèce reste incertain et que de nombreux économistes craignent que cela n’engendre une grave rupture qui affecterait l’ensemble de l’eurozone.
 
Qu’en sera-t-il donc de ce désir américain, puisque l’Europe a déjà fait preuve d’une forte volonté politique de préserver sa monnaie d’une part et son intégration politique d’autre part ?