A Grenoble, vitrine de la gauche unie, le président de la commission des finances bavarde avec les casseurs et les pillards

Grenoble gauche casseurs pillards
 

Ils ne sont pas bras dessus bras dessous, mais ils causent amicalement, paisiblement, pour le selfie. Qui, ils ? En costume cravate, Allan Brunon, conseiller municipal LFI élu en 2026 sur la liste d’union de la gauche menée par Laurence Ruffin, portée depuis à la mairie ; et en costume noir de casseurs-pillards, cagoules, casquette et drapeau palestinien, les gentils manifestants du samedi. Lui va continuer sa promenade et eux la leur, bris de vitrines et attaques de magasins compris. Il n’y a pas eu de mort, de blessés graves ni d’incendie, c’était un samedi plus tranquille qu’on ne le craignait, le ministre s’éponge le front et se félicite d’un bon bilan, grosse amélioration par rapport au 17 octobre, la mobilisation continue, rien à signaler. LFI continuera à prétendre, la main sur le cœur, qu’elle n’est pour rien dans les émeutes. Telle est la farce tranquille qui se joue en France. Rappelez-vous les années 80, Grenoble, son campus, son tramway, son ouverture au monde et ses initiatives citoyennes. C’était la ville où s’élaborait la synthèse novatrice de l’écologie et du socialisme. Le maire Dubedout était un fervent admirateur de Robert Badinter. Aujourd’hui, l’utopie est retombée comme un soufflé. Grenoble n’est plus un pôle technologique, mais un centre de narcotrafic où règne la violence. Les règlements de comptes y ont fait une dizaine de morts entre décembre 2025 et janvier 2026. La vitrine des faux espoirs mitterrandiens est en miettes, et il n’y a plus rien à piller.