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Les gros ratés du système de santé socialisé au Royaume-Uni : la NHS soigne mal

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Un rapport du médiateur de la National Health Service britannique confirme que les erreurs dommageables pour les assurés sont fréquentes au Royaume-Uni, et d’autant plus difficiles à vivre qu’il faut souvent batailler longtemps pour obtenir ne serait-ce qu’une explication. C’est le lot d’un système de santé socialisé – on comprend mieux pourquoi nombre de résidents du Royaume-Uni fuient la NHS pour aller se faire soigner ailleurs, en France par exemple où le « tourisme médical » est bien présent.
 
Socialisme ? Oui, il s’agit bien d’un système où l’Etat décide ce qui est bon ou mauvais pour le patient, et le prive de sa liberté de choix. L’un des dossiers les plus emblématiques évoqués par les services du médiateur de la NHS est celui d’un couple de parents menacé de poursuites pour « abus d’enfant » pour avoir voulu soigner l’eczéma de leur fils. En l’occurrence, l’organisme local de la NHS a dû leur verser 500 livres d’indemnités parce que le médecin avait annoncé qu’il les dénoncerait aux services de protection de l’enfance s’ils préféraient utiliser une crème à base de plantes au lieu de celle qu’il venait de leur prescrire. On a considéré qu’il n’y avait pas eu « suffisamment de preuves » pour justifier sa manière d’agir.
 

Le système de santé socialisé favorise l’irresponsabilité médicale

 
Le médiateur a publié 192 résumés choisis parmi les 1.075 enquêtes bouclées par ses services au début de cette année. Il met en évidence un point commun : trop souvent, les patients ont subi des « effets catastrophiques » liés aux refus de la NHS de reconnaître honnêtement l’existence d’une erreur de sa part.
 
Le rapport évoque ainsi le cas d’un père de famille mort d’empoisonnement sanguin non traité par la NHS, et celui d’une femme qui a failli perdre définitivement l’usage de sa cheville en raison des mauvais conseils des services de santé étatisés. On lui avait demandé de ne pas bouger pendant deux mois : inquiète, elle avait pris un rendez-vous auprès d’un médecin privé qui lui a prescrit le traitement qui allait sauver son articulation. Pour elle, l’histoire s’est terminée avec un dédommagement du coût du choix d’un médecin libéral : 323,50 livres.
 
Un autre patient renvoyé chez lui avec des antibiotiques alors qu’il se plaignait d’une excroissance douloureuse sur la fesse est revenu trois semaines plus tard pour se voir diagnostiquer un empoisonnement sanguin provoqué par l’infection initiale dont il est mort dans les deux jours.
 

Les gros ratés de la NHS au Royaume-Uni font que les patients sont mal soignés

 
Une femme se plaignant de douleurs faciales insupportables a dû attendre quinze ans – quinze ans ! – le simple scan qui allait lui permettre enfin de subir la simple intervention chirurgicale qui a mis fin à ses souffrances. Cela faisait autant de temps que cette patiente réclamait en vain l’IRM nécessaire au diagnostic de la cause de sa douleur.
 
Du côté de Healthwatch England, un organisme indépendant de défense de droits des usagers, on ne s’étonne pas des multiples dysfonctionnements et refus de prise en compte des besoins des patients. Sa présidente, Anna Bradley, confirme : « Nos enquêtes montrent que trois personnes sur cinq qui se plaignent des services sociaux et des services de santé ont le sentiment que leurs plaintes ne sont pas correctement traitées. »
 
Pourquoi la NHS s’en inquiéterait-elle, puisqu’elle est dans un état de quasi monopole financé par l’Etat ?
 

Anne Dolhein