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En Alberta, « David » a changé d’identité sexuelle pour faire baisser sa prime d’assurance automobile

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Où va se cacher l’identité sexuelle et le douloureux questionnement sur le genre ? « David », discret pseudonyme d’un habitant de l’Alberta, province canadienne des prairies et des Rocheuses, vient de profiter d’une loi lui permettant de changer de sexe sur ses documents d’identité afin de réduire sa prime d’assurance automobile. Âgé d’à peine plus de 20 ans, « David » va ainsi économiser quelque 1.100 dollars canadiens par an, soit environ 720 euros, par le simple fait de s’être déclaré « femme ». Emotion parmi les organismes LGBT de défense des transsexuels, aigreur chez les assureurs.
 

David a profité d’un « vide juridique » pour faire baisser sa prime d’assurance automobile

 
« J’ai voulu profiter d’un vide juridique », a expliqué « David » à la chaîne publique CBC. Etant âgé de moins de 25 ans et jusqu’ici considéré comme un homme, « David » entrait dans la catégorie à hauts risques dans les référentiels de nos très chers assureurs. Son historique d’assurance automobile comporte déjà une collision et au moins une amende. Quand il a reçu le montant de la prime d’assurance pour sa Chevrolet Cruze, soit 4.500 dollars par an, il a demandé à sa compagnie quelle serait la note s’il était une femme. Réponse de l’assureur : 3.400 dollars. Presque 25 % de réduction.
 
« J’avais vraiment les nerfs quand j’ai appris ça », a expliqué « David ». « Je n’avais pas l’intention de continuer à me faire avoir, alors j’ai demandé qu’on change mon genre sur ma police d’assurance mais on m’a répondu qu’on ne pouvait pas », poursuit-il. « David » a donc cherché et découvert que, d’après une loi d’Alberta, encore simplifiée depuis, il suffisait d’un certificat médical pour que le gouvernement lui accorde le genre féminin, même si ce n’est pas le sien. « Ç’a été vraiment simple, j’ai juste dit à mon médecin que je m’identifiais à une femme, il m’a écrit la lettre que je voulais », poursuit-il. Quelques semaines plus tard, « David » a reçu un nouveau certificat de naissance de l’administration indiquant son nouveau genre féminin. Il a fait modifier son permis de conduire et sa police d’assurance. Et encaissé la différence : « J’étais un peu choqué mais en même temps soulagé, je me suis dit “T’as vaincu le système”, j’avais gagné ». 91 dollars par mois. « Je suis 100 % homme mais légalement une femme », ironise-t-il.
 

L’Alberta, gouverné par les socialistes, vient d’annuler l’obligation de certificat médical pour changer d’identité sexuelle

 
Pour couronner l’absurde l’Alberta, province gouvernée depuis 2015, après une longue domination conservatrice, par les socialistes du NPD avec Rachel Notley comme Premier ministre, vient d’annuler en juin l’obligation de certificat médical pour changer de genre. Une simple déclaration suffit, avec pour choix M, F ou X pour ceux qui déclarent s’identifier à un genre qui n’est ni masculin ni féminin. Tel que.
 
Emotion chez les assureurs. Steve Kee, porte-parole du Bureau canadien des assurances, s’indigne : « Quelle que soit votre déclaration sur un document, elle impose que vous soyez sincère. Si vous ne l’êtes pas, vous tombez sous le coup d’une déclaration frauduleuse. Avec toutes les conséquences sur vos futures demandes d’assurance ou tous autres actes. » C’est d’ailleurs la raison pour laquelle « David » a choisi l’anonymat face aux médias. L’Europe, elle, a prévu le coup. La Cour de Justice européenne a jugé en 2011 que moduler les primes en fonction du genre sexuel constituait une forme de discrimination, qu’il s’agisse d’assurance automobile, sur la vie, médicale ou autre.
 

« David » n’a fait que profiter d’une loi qui occulte toute réalité physique de l’identité sexuelle

 
Côté lobby LGBT, on n’est pas content du tout non plus. L’ancienne présidente de la Trans Alliance Society, Marie Little, dénonce une manœuvre « qui jette le doute sur la motivation de tous ceux qui effectuent ce type de modification » de l’identité sexuelle. « Même si (« David ») affirme qu’il ne voulait pas offenser la communauté trans, son argument ne tient pas car son acte a un impact réel sur des gens déjà vulnérables », s’est-elle lamentée. Personne n’a expliqué plus avant en quoi « David » avait offensé qui que ce soit. Personne n’a non plus relevé que s’il l’avait fait, c’était grâce à une loi qui occulte désormais toute réalité sexuelle physique. Chez les assureurs, Steve Kee a avoué avoir eu vent d’autres changements de sexe parfaitement opportunistes, mais il s’est refusé à les dénombrer. A force de triturer la réalité donnée et de prétendre la soumettre au caprice humain, les ingénieurs nihilistes du social finissent par se prendre les pieds dans le tapis.
 

Matthieu Lenoir