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Immigration : au nom de l’ONU, Ban Ki-moon refuse la solution militaire contre les passeurs proposée par l’Union européenne

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Réunie en sommet extraordinaire jeudi dernier, l’Union européenne a décidé de tripler les budgets de son opération « Triton » de surveillance et d’assistance en Méditerranée, et s’est également dit prête à mener des actions armées contre les passeurs installés sur les côtes libyennes. Seul bémol, l’Union européenne a déclaré attendre le feu vert des Nations unies pour agir de la sorte, et le chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, était chargé par les dirigeants européens de chercher ce mandat auprès de l’ONU. Ban Ki-moon a sèchement refusé toute solution militaire.
 

Par la voix de Ban-Ki Moon, l’ONU dicte à l’Union européenne la marche à suivre en matière d’immigration

 
Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon continue ainsi à dicter à l’Europe docile la conduite à adopter.
 
Le secrétaire général des Nations unies a répondu que le recours à la force n’était pas une solution à la tragédie des migrants en Méditerranée. Dans un entretien accordé dimanche au journal italien La Stampa, il précise qu’il préférait un « encouragement à l’immigration légale » comme solution globale, faisant fi des revendications anti-immigration de la majorité des peuples européens.
 
« Une approche globale qui prenne en compte les racines du problème est cruciale, en respectant la sécurité et les droits humains des migrants et des réfugiés, et cela suppose aussi d’avoir des canaux légaux et réguliers d’immigration » a poursuivi le secrétaire-général de l’ONU, précisant que « les Nations unies sont prêtes à collaborer avec nos partenaires européens à cette fin ».
 

Ban Ki-moon rejette toute solution militaire contre les passeurs et encourage l’immigration légale

 
Ban Ki-moon, qui est attendu ce lundi en Italie, a par ailleurs affirmé que les « mesures annoncées récemment à Luxembourg et à Bruxelles » étaient « un premier pas important vers une action collective européenne ». « C’est l’unique approche qui peut fonctionner pour un problème de cette nature, aussi large et transnational », a-t-il ajouté, comme pour redonner à l’Union européenne, défiée de toutes parts en Europe, sa légitimité.
 
Le service diplomatique de l’Union européenne a également annoncé que le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, Ban Ki-moon et Federica Mogherini participeront ensemble à une sortie en Méditerranée lundi pour montrer leur « solidarité » après les récents drames de l’immigration. Leur « solidarité », et surtout la mainmise de l’ONU sur la politique de l’Union européenne et de ses membres.
 

Béatrice Romée