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Première « implant party » en France : intelligence artificielle, humanité augmentée et puces sous la peau au menu de « Futur en Seine »

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C’est à l’occasion du festival du numérique « Futur en Seine » que huit personnes ont accepté de se faire implanter des puces « NFC » (communication en champ proche) : salle comble pour cette première « implant party » de France, qui s’est tenue samedi soir à la Gaîté lyrique à Paris. Elle était organisée avec un groupe de biohackers suédois, Bionyfiken. En présence du fondateur de cette association, Hannes Sjöblad, les participants ont réfléchi aux dangers possibles des nouvelles technologies de l’« humanité augmentée », de l’intelligence artificielle et de la surveillance. Huit sont donc repartis « pucés ».
 
L’objectif de Hannes Sjöblad, il le dit depuis qu’il a commencé à animer ces « implant parties » il y a huit mois, est de faire connaître au public les possibilités qu’ouvrent des technologies qui sont déjà largement utilisées dans le monde animal. De mettre en garde aussi. Les puces qu’il a fait implanter chez quelque 300 personnes au cours d’une vingtaine de soirées similaires dans le monde sont de la taille d’un grain de riz, elles sont autonomes du point de vue énergétique et émettent en permanence un signal qui fonctionne à la manière des badges utilisés pour ouvrir les portes (et plus tard les Smartphones et autres photocopieuses) équipées d’une émetteur de la même radiofréquence : il suffit de passer sa main « implantée » devant l’objet pour l’ouvrir ou le déclencher. Portée : une dizaine de centimètres.
 

La première « implant party » organisée en France par Futur en Seine pour alerter sur les dangers du puçage ?

 
Tout cela peut sembler assez anodin : il ne s’agit pas de puces RFID qui permettent l’identification à distance – à plus de 100 mètres. Du moins, c’est ce qui est annoncé. Dans le monde du puçage, faut-il faire confiance à tout prix ?
 
Quoi qu’il en soit, comme lors de l’ouverture, en Suède, du premier immeuble de bureaux équipé pour accueillir les collaborateurs pucés (voir l’article paru sur reinformation.tv) en février dernier, on fait avaler la pilule par un procédé de mise en confiance paradoxale. Là aussi, Hannes Sjöblad avait été sollicité pour organiser la fête. Là aussi, c’était pour attirer l’attention sur ce qui se passera lorsque Big Brother et le « Big Government » se serviront de ces techniques : il faut en « comprendre la technologie » afin de pouvoir la remettre en question, l’heure venue, avait-il assuré.
 
N’est-il donc pas possible de présenter tout cela sans passer à l’acte ? Faut-il goûter le poison pour apprendre qu’il est nocif ? Ne faut-il pas s’interroger d’abord sur le sens profond du « marquage » de l’homme ? On s’indigne, à juste titre, du marquage des esclaves au fer rouge et des numéros tatoués sur la peau des détenus des camps de concentration. C’est un nouveau marquage qui se profile, dont l’objectif apparent est de permettre à l’homme de mieux échanger. Comment ne pas penser au « signe de la Bête » ? Comment ne pas penser qu’il s’agira encore et toujours d’un signe de propriété et de domination, comme au temps de l’esclavage ou d’Auschwitz ?
 

Intelligence artificielle, humanité augmentée, puces : le signe de la Bête

 
Le groupe Bionyfiken, association à but non lucratif, rassemble des personnes intéressées par les réalisations techniques à domiciles et par le transhumanisme. Pour se présenter, samedi soir à Paris, Hannes Sjöblad expliquait ainsi que les membres de son groupe s’amusent à construire des engins de stimulation électrique du cerveau pour augmenter leur mémoire – faciliter l’apprentissage de verbes irréguliers français par exemple… – ou pour contrebalancer les effets d’une gueule de bois.
 
Ils apprennent également à récupérer et à identifier l’ADN de leurs proches à la maison ou au bureau : « Cela permet par exemple de savoir qui a participé à faire la vaisselle », plaisante le conférencier. Il explique que la question qui se pose est de savoir si c’est bien ou souhaitable ou non, mais que le premier objectif est de montrer que cela est réalisable, et facilement.
 
Mais entre le « sonneur d’alerte » et le « facilitateur » – comme on dit aujourd’hui – la marge est étroite. Car c’est l’habitude de l’acceptation qui est en train de se créer à travers les « implant parties », avec l’illusion du contrôle du procédé.
 
Le dernier mot – effrayant – sera pour cette jeune femme noire qui s’est laissé implanter une puce NFC samedi soir à Paris : « Je suis augmentée. »
 
Comme si c’était la mécanique, l’acquisition de nouvelles capacités matérielles qui « augmentait » l’homme, et non plus le fait qu’il grandisse en sagesse, en intelligence et en vertu. Ce qui augmente l’homme, c’est le Christ qui vit en lui. « L’homme augmenté » des matérialistes est en dernière analyse une singerie infernale.
 

Anne Dolhein