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Russie : les communistes de la Douma veulent l’impôt progressif

Russie les communistes de la Douma veulent l’impôt progressif
 
Les quelques communistes de la Chambre basse du Parlement russe ont annoncé qu’ils allaient déposer une proposition de loi pour mettre en place l’impôt progressif sur le revenu dès le début de la nouvelle session parlementaire. Elle vise à exempter entièrement d’impôt ceux qui gagnent moins de 20.000 roubles par mois (soit quelques 270 euros). Ceux qui gagnent 400.000 roubles (soit 5.400 euros) ou plus seraient désormais taxés à 35 %.
 
Entre les deux, les salaires seraient progressivement taxés à 10, 13, 15, et 25 %.
 

L’impôt progressif en Russie : une proposition communiste

 
Le député communiste Vadim Solovyev, porteur de cette proposition de loi, a précisé qu’elle a été modifiée et mise à jour depuis la date à laquelle elle a été initialement déposée, il y a deux ans.
 
De la part des communistes, c’est une proposition dans la droite ligne de leur idéologie : l’impôt progressif figure en effet dans les propositions du Manifeste de Marx.
 
Pourtant, un pays qui veut sortir de la pauvreté a tout intérêt à proscrire cet impôt progressif qui tue l’initiative et l’entreprise… C’est que qu’avait perçu la Russie en 2000, l’année où elle avait renoncé à l’impôt progressif afin d’instaurer l’un des impôts sur le revenu les plus légers au monde : une flat tax (impôt unique, le même pour tous) de 13 %. Mais c’est cela est contraire à l’objectif communiste : faire disparaître la « bourgeoisie ».
 
Dans les pays « développés » qui connaissent aujourd’hui l’impôt progressif, le poids des prélèvements et le jeu de la redistribution est en effet en train de paupériser progressivement les classes moyennes. L’impôt progressif sur le revenu y pèse encore bien plus lourdement sur les hautes tranches de revenu que ce que les nostalgiques du communisme oseraient rêver à Moscou.
 
L’avènement du communisme, quand à lui, fait carrément disparaître l’impôt sur le revenu. L’URSS ne le connaissait pas : tous les travailleurs étaient bénéficiaires d’allocations de la part de l’Etat, « selon leurs besoins » qui étaient d’ailleurs fort loin d’être satisfaits. La Nomenklatura obtenait pour sa part, toujours de l’Etat, devises, accès aux biens occidentaux, datchas et surtout puissance et pouvoir.