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Inondations : un coût d’au moins 600 millions d’euros

Inondations coût 600 millions euros
 
Les intempéries qui touchent le Centre et l’Ile-de-France depuis dimanche devraient coûter au moins 600 millions d’euros aux assureurs. Car, même s’il est encore trop tôt pour pouvoir faire une estimation réelle des dégâts provoqués par les inondations, ceux-ci sont déjà fort visibles dans les villes et les villages les plus fortement touchés.
 
Car, selon Bernard Spitz, le président de l’Association française de l’assurance, « il est probable que le coût ne sera pas inférieur à celui des inondations qui avaient touché la France en octobre 2015, avec des dommages de l’ordre de 600 millions d’euros, même si ces deux événements climatiques sont très différents ». Pascal Demurger, directeur général du groupe Maif, est plus catégorique, qui estime que ce coût sera vraisemblablement trois fois supérieur à celui des catastrophes de l’automne dernier…
 

Le coût des inondations

 
Les assureurs font donc la grimace. L’inondation est la plus importante catastrophe naturelle en France, et on voit mal comment cela évoluerait. Au cours des vingt-cinq dernières années, la facture totale s’est ainsi élevée à plus de 16,5 milliards d’euros.
 
Le bilan des dégâts sera évidemment variable selon les régions sinistrées. D’ores et déjà, le Loiret et le Val-de-Loire ont vu les cultures souffrir, d’autant que le blé et l’orge, par exemple, étaient en pleine période de floraison. En Ile-de-France, on évoque aussi les dégâts provoqués parmi les cultures maraîchères.
 
Quant aux collectivités locales qui ont le plus souffert, la plupart de leurs équipements sont désormais inutilisables. Des fonds de soutien ont ainsi été annoncés par le premier ministre lors de son déplacement à Nemours. Et l’état de catastrophe naturelle pourrait être déclaré pour les régions les plus touchées. La question sera débattue lors du prochain conseil des ministres.
 
En attendant, Manuel Valls a demandé que les versements des indemnités par les assurances interviennent « dans les meilleurs délais ». Un appel logique, mais qui ne résiste pas à l’expérience. Quiconque a subi un sinistre important sait qu’il faut du temps avant qu’il soit évalué et indemnisé, et plus encore à la suite d’une catastrophe naturelle, alors que se multiplient les dossiers. Il est vrai que, lorsque l’on est touché dans ses biens les plus précieux, et dans son habitat, la question devient rapidement lancinante…
 

Au moins 600 millions d’euros, sans compter le manque à gagner

 
Autre perspective morose, celui de la saison touristique, qui s’avère mal partie. Le tourisme, qui a déjà souffert ces derniers temps, notamment à Paris, des grèves et des manifestations, pourrait bien, dans certaines régions, ne pas se relever cette année (cet été surtout qui est presque là, du moins sur le calendrier), de ce coup du sort. D’abord, parce que les intempéries continues de ces derniers jours ont joué un « effet repoussoir » ; ensuite, parce que les responsables de certains sites ne savent pas encore s’ils pourront rouvrir à temps…
 

François le Luc