La loi d’urgence agricole permettant aux paysans français d’utiliser deux insecticides, l’acétamipride et le flupyradifurone, pour soutenir la concurrence de leurs homologues européens qui ont le droit de s’en servir, a été adoptée dans la nuit du 21 juillet. Non sans incidents tragicomiques. Côté comique, l’ineffable ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, qui avait mis sa démission dans la balance, l’a donnée, mais le président de la République l’a refusée, et « l’assure de son soutien ». Il faut ménager les écolos. Côté drame, Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, et l’ancien Premier ministre Elisabeth Borne se sont crêpé le chignon après le vote (il était plus d’une heure du matin), leurs cris résonnant dans la salle des quatre colonnes : Mme Borne reprochait à Mme Genevard de n’avoir pas repris son amendement visant à interdire les insecticides en question. Mais l’autre est payée pour savoir ce que coûte la colère des derniers paysans.











