Entre potes : la ministre de l’Ecologie classe l’affaire de l’Office français de la biodiversité

ministre Ecologie affaire OFB
 

Fin janvier nous dénoncions la nomination à la tête de l’OFB, l’Office français de la biodiversité, d’une militante verte extrémiste, Anne Le Strat. L’OFB entend en effet rassembler dans une même démarche tous ceux qu’intéresse la biodiversité, « Etat, collectivités territoriales, associations, entreprises, scientifiques, agriculteurs, pêcheurs, chasseurs, pratiquants des sports de nature ». Or Anne Le Strat est une extrémiste politique, ancienne responsable à la CADAC (coordination des associations pro-avortement), signataire d’un appel de collectifs décroissants prônant une « convergence anti-productiviste », activiste anti méga-bassines, zélatrice de la « décroissance » proche des radicaux d’Extinction-Rébellion. Nous écrivions : « Avec elle, les 3.000 agents de l’OFB agiront avec la même neutralité politique que l’audiovisuel politique sous la férule de Delphine Ernotte. » Le danger a paru tel qu’une enquête administrative a eu lieu. Mais le ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, vient de la classer sans suite. Détail : Monique Barbut fait partie de la même écurie, elle a été présidente de WWF France de 2021 à 2023. Rien de bien étonnant. L’OFB lui-même, malgré ses prétentions à la neutralité, est lié à l’ONG Humanité et Biodiversité, qui lui a fourni son premier directeur général délégué. Dans son rapport de 2020, l’ONG se félicitait d’avoir « pris une part active au bon fonctionnement de l’OFB ». En retour l’OFB a versé 770.000 euros de subventions à Humanité et Biodiversité. Entre potes bien pensants, on se rend des services. Et l’on est sans pitié pour les agriculteurs coupables de ne pas être assez écolos : l’OFB s’est targué en 2024 de 130.000 contrôles et plusieurs milliers de procédures pénales.