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L’Iran affirme avoir testé un missile capable d’atteindre Israël

Iran test missile capable atteindre Israël
 
La Garde révolutionnaire de l’Iran a revendiqué l’essai d’un missile balistique d’une portée de près de 2.000 kilomètres, ce qui mettrait Israël à portée de son ennemi déclaré, selon une dépêche de l’agence Tasnim News Agency, proche de la Garde. Le ministre de la défense iranien devait rapidement démentir l’information, mais il est avéré que l’Iran a testé divers missiles de courte, moyenne et longue portée depuis la conclusion des accords sur le nucléaire en juillet 2015.
 
Ces essais n’ont guère provoqué de modification de l’attitude internationale désormais beaucoup plus bienveillante à l’égard de l’Iran, et qui sont en même temps un indicateur du refus de la « communauté internationale » de favoriser Israël, véritablement objet d’un lâchage progressif de la part des États-Unis, son protecteur historique.
 

L’Iran impuni malgré ses menaces croissantes à l’égard d’Israël

 
Un responsable des forces armées iraniennes a pour sa part confirmé le test, ajoutant qu’il avait eu lieu il y a une quinzaine de jours. Les essais ont permis de vérifier que la marge d’erreur du missile est de 8 mètres, selon le général Ali Abdollahi : autant dire que le missile fonctionne « sans erreur », selon lui.
 
L’agence officielle iranienne IRNA soutient que l’ensemble des missiles testés a pour objectif d’assurer une force de dissuasion renforcée par la capacité iranienne de toucher désormais aussi bien les bases militaires américaines de la région qu’Israël, afin d’empêcher des actes hostiles contre l’Iran.
 
Le ministre de la défense iranien assure au contraire que l’information relevait d’une campagne de propagande americano-saoudienne. Sans démentir l’existence de tests, il a assuré qu’aucun essai n’avait porté sur un missile d’aussi longue portée. Il faut préciser que les tests ne sont pas interdits aux termes de l’accord nucléaire, même si une résolution adoptée en juillet 2015 par le conseil de sécurité des Nations unies le fait de manière explicite, et reste théoriquement en vigueur jusqu’en 2023. L’interdiction onusienne porte plus particulièrement sur des missiles capables de transporter des têtes nucléaires.
 

Tests de missiles capables d’atteindre Israël

 
L’accord nucléaire est entré en vigueur le 16 janvier 2016, date à laquelle le conseil de sécurité de l’ONU a levé la plupart des sanctions internationales contre Téhéran, qui devait rapidement réduire son activité dans le domaine balistique. Cela aura été de courte durée puisque tout semble indiquer que les essais reprennent de plus belle.
 
Au mois de mars, l’Iran est accusé d’avoir fait des essais avec des missiles portant l’inscription « Israël doit être anéanti ». A l’époque, le Premier ministre Benyamin Nétanyahou avait appelé les pays favorables à l’accord nucléaire et à la levée des sanctions à prendre de nouvelles mesures punitives. Ni les États-Unis, ni la Russie, la Chine, la France, Royaume-Uni ou l’Allemagne n’ont donné suite à cet appel, montrant le relatif isolement où se trouve désormais Israël.
 

Anne Dolhein