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WESTERN Jane got a gun ♥♥♥


 
Jane got a gun – Jeanne tient un pistolet – est un excellent western, de facture très classique. Il respecte scrupuleusement, pour le plus grand bonheur de l’amateur, toutes les règles du genre. Cette réussite est à opposer au récent naufrage de l’anti-western de Tarentino, Les Huit salopards.
Pourtant, l’affiche principale, comme certaines bandes annonces, pouvaient faire craindre un énième manifeste féministe anachronique, quelque biographie hagiographique d’amazone, ou de Calamity Jane ; or, il n’en est, et c’est heureux, absolument rien.
 

Jane got a gun

 
L’héroïne de Jane got a gun soigne comme elle peut, de son mieux, son mari, lourdement blessé par balles après avoir croisé des membres de son ex-gang de bandits. Ceux-ci sont à sa recherche, et risquent fort de ne pas se contenter de l’achever, mais de s’en prendre aussi à son épouse et à sa fillette. Cette femme courageuse réagit. Elle rejoint les meilleurs modèles de femmes fortes des westerns classiques, sinon de la Bible.
 
Le film repose sur des rebondissements de l’action, que l’on se gardera de révéler ici. Jane got a gun est construit rigoureusement, montrant aux moments appropriés les passés des personnages, et ce sans perdre le spectateur. Il réussit, sans lourdeurs, à tracer de véritables portraits psychologiques. Le spectateur comprend en même temps que les protagonistes les souffrances passées et les incompréhensions des uns et des autres. Si, respectant les canons du western, Jane got a gun n’est pas exempt d’un minimum de violence en certaines scènes, et les fusillades font des morts, il reste loin des débordements sadiques des Huit salopards.
 
Jane got a gun est donc le film à voir cette année pour les amateurs de westerns classiques. Il est peu probable, même si nous aimerions nous tromper évidemment, d’en retrouver un autre aussi bon dans cette veine en 2016.
 

Hector Jovien

 
Jane got gun film western classique