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Ouverture d’une enquête sur un miracle qui pourrait conduire à la canonisation du bienheureux prêtre polonais Jerzy Popieluszko

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Samedi, au cours d’une messe célébrée au monastère de l’Annonciade à Thiais, Mgr Michel Santier, évêque de Créteil, a annoncé que la Congrégation pour la Cause des saints venait d’ouvrir une enquête sur une guérison miraculeuse sur un patient dans le coma, atteint d’une forme très grave de leucémie qui, si elle était effectivement reconnue, permettrait d’envisager la canonisation du P. Jerzy Popieluszko, prêtre polonais, aumônier du syndicat Solidarité, enlevé, torturé et tué par la police politique de son pays en octobre 1984, devenu dès lors le symbole de la résistance polonaise au communisme, reconnu martyr et béatifié le 6 juin 2010 à Varsovie.
 

Un miracle français

 
Pourquoi l’annoncer en France ? Pourquoi dans l’évêché de Créteil ? Parce que la guérison soudaine, miraculeuse dont il est question a eu lieu à l’hôpital Albert-Chenevier de Créteil, il y a deux ans, très précisément le 14 septembre, jour anniversaire de la naissance du bienheureux. « La personne présumée guérie souffrait d’un cancer, raconte Mgr Santier. Les médecins avaient décidé d’arrêter le traitement, et avaient dit à son épouse que c’était la fin. Elle avait déjà pris contact avec les pompes funèbres. »
 
Une religieuse polonaise de l’aumônerie convainc cependant l’épouse du malade de faire appel à un prêtre. Le P. Bernard Brien, tout juste ordonné en « vocation tardive » après être resté quarante ans sans pratique religieuse, vient donner le sacrement des malades au mourant. Né le même jour que le martyr polonais, le 14 septembre 1947, il propose ensuite d’adresser une prière au P. Popieluszko.
 

Vers une canonisation ?

 
« L’épouse que j’ai reçue m’a dit qu’aussitôt après, il avait ouvert les yeux, continue l’évêque. Le lendemain, la sœur est venue le visiter ; elle a vu qu’il n’était pas dans son lit, et a cru qu’il était décédé. Puis elle a vu qu’il était débout et qu’il marchait. Le rapport des médecins a constaté qu’il n’y avait plus de cellules cancéreuses. » « Rémission complète de la maladie », écrivent-ils sans plus s’engager…
Prévenu, le cardinal-archevêque de Varsovie est alors intervenu auprès de la Congrégation pour la Cause des saints, qui a donc ordonné l’ouverture d’une enquête.