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Polygamie islamique : une jeune fille de 17 ans devient la seconde épouse d’un Tchétchène de 47 ans

Polygamie islamique : une jeune fille de 17 ans devient la seconde épouse d’un Tchétchène de 47 ans
 
Najoud Goutchigov, 46 ans, chef de la police locale de Grozny, en Tchétchénie, a bravé la loi russe avec la bénédiction personnelle de Ramzan Kadyrov, président de l’ex-République soviétique depuis 2007, dont il est proche, pour prendre une deuxième épouse. Il a épousé Louisa Guoïlabieva, 17 ans, samedi, lors d’une cérémonie très médiatisée perçue comme un défi au pouvoir de Moscou. Le marié n’a pas pris la peine de divorcer de sa première épouse, le nouveau mariage s’inscrivant dans le cadre de la charia qui autorise la polygamie. Un imposant cortège de voitures accompagnait la fête qui n’a guère provoqué de sourires chez la jeune « seconde épouse » qui tournait ostensiblement le dos à son nouveau mari lors de la remise des papiers officiels.
 
La journaliste de l’AFP sur place assure que l’officier d’état civil – une femme – a posé trois fois à Louisa la question rituelle : « Voulez-vous épouser Najoud Goutchigov ? », avant d’obtenir un acquiescement du bout des lèvres.
 

Polygamie et différence d’âge : un chef de police tchétchène de 47 ans épouse une mineure de 17 ans, la charia s’impose

 
Ce n’est pas seulement la polygamie qui pose problème en l’occurrence – et il faut noter que pour les musulmans présents à la fête, ce n’était pas tellement un sujet d’indignation – mais la différence d’âge entre les mariés que certains invités ont réprouvé, selon l’AFP.
 

Mariage forcé d’une jeune fille comme seconde épouse : pas de crime

 
De nombreux médias russes ont affirmé qu’il s’agit d’un mariage forcé, chose qui semble confirmée par l’évident abattement de la jeune fille et son manque d’enthousiasme au moment de l’échange des consentements recueillis successivement par l’officier d’état civil
 
Les autorités russes minimisent cet aspect des choses : le responsable des droits des enfants auprès du Kremlin, Pavel Astakhov, a affirmé n’avoir trouvé aucune infraction à la loi dans ce mariage. « Aucun crime n’a été commis et les accusations selon lesquelles l’âge minimum légal n’est pas respecté sont fausses », a-t-il déclaré vendredi sur son compte Instagram, rapporte l’AFP.
 

Polygamie islamique

 
Et ainsi Astakhov, tout comme Ramzan Kadyrov, passe-t-il par pertes et profits le mariage polygame, qui est en réalité le point central de cette affaire.
 

Anne Dolhein