Jérôme Fourquet dirige le département « opinion et stratégies d’entreprise » de l’IFOP. Il étudie particulièrement les attitudes et comportements liées aux religions, à l’immigration et à l’identité. Alors que la proportion des catholiques pratiquants, puis des catholiques tout court, n’a cessé de baisser depuis la fin du Concile en 1965 et l’instauration de la messe dite de Paul VI en 1969, alors que le poids du christianisme dans la société française n’a cessé de décroître et que les prénoms musulmans ou fantaisistes dominent aujourd’hui, alors que les prêtres vieillissent et régressent en nombre, on assiste à un grand remplacement spectaculaire des ministres du culte paléo-modernistes par de jeunes prêtres en soutane, fiers d’afficher leur foi, et attachés à la liturgie traditionnelle. Le phénomène est suffisamment flagrant pour être mesuré par des sondages. Vatican II, qui devait être un printemps de l’Eglise, a été une pénible canicule, mais de jeunes pousses sont en train de germer.











