Le gouvernement suédois vient de l’effacer de sa communication officielle. Maria Malmer Stenegard, ministre des Affaires Etrangères, a déclaré devant le parlement suédois que ce terme portait à confusion, éclairant un ressenti irrationnel sans décrire de discrimination factuelle. En Suède, les autorités parleront désormais, s’il y a lieu, de « haine anti-musulmane » ou de « racisme anti-musulman » (ce qui est une autre confusion). Le gouvernement de Stockholm souhaiterait que sa nouvelle terminologie prévale désormais à l’ONU et dans l’UE, des conversations ont lieu à Bruxelles à cet effet. Cette décision fait suite à une intervention du député Richard Jomshof, démocrate suédois (droite nationale), notant que le mot islamophobe a été adopté sans esprit critique par le monde politico-médiatique. Un autre député du même groupe, Charlie Weimers, s’est réjoui que la Suède se débarrasse enfin de ce « concept fabriqué de toutes pièces, exploité pour obtenir des fonds européens et faire avancer un programme politique ». Le lobby de l’immigration s’indigne de cette prise de conscience tardive. Un débat sur l’utilisation du mot islamophobie serait bienvenu à l’Assemblée nationale.











