Poursuivant sa catéchèse sur les documents du Concile Vatican II, et plus précisément sur la constitution dogmatique Sacrosanctum Concilium, Léon XIV a évoqué « le mystère eucharistique », citant d’emblée son saint de prédilection : saint Augustin.
« Lorsque saint Augustin veut expliquer aux nouveaux baptisés le mystère du Corps du Christ, il reprend le passage de saint Paul que nous venons d’entendre : “Vous êtes le corps du Christ et, chacun selon sa part, ses membres” (1 Co 12, 27). Et il ajoute : “C’est votre mystère que vous recevez. A ce que vous êtes, vous répondez : Amen, et votre réponse est comme votre signature. On vous dit : ‘Le corps du Christ’, et vous répondez : ‘Amen’. Soyez donc des membres du corps du Christ, afin que votre ‘Amen’ soit vrai. (…) Soyez ce que vous voyez, et recevez ce que vous êtes” », a dit le pape.
Léon XIV aime à parler de sacrifice au sujet de la messe
Le mot « sacrifice » est revenu par cinq fois dans son enseignement lors de l’audience générale de mercredi, avec de multiples références aux Evangiles, et ce n’est pas la première fois. Il a rappelé ainsi : « L’Eucharistie est ainsi le sacrement du Royaume à venir. C’est le Pain de la route, qui nous conduit vers la Patrie céleste, jusqu’au jour béni où “Dieu sera tout en tous” (1 Co 15, 28). »
Mais il a également évoqué le lectionnaire de la messe réformée, qu’il a qualifié de « trésor », affirmant que « cette richesse a été puisée à la source la plus pure de la Tradition vivante, qui allie la “fidélité à la tradition” à l’“ouverture à un progrès légitime” ».
Préparer l’assistance à la messe
L’enseignement général était suivi de plusieurs compléments en langues diverses.
En arabe, le pape a conclu : « Nous sommes appelés à célébrer l’Eucharistie à l’autel du Seigneur, et aussi dans notre vie quotidienne, où nous pouvons tout vivre comme un sacrifice et une offrande de reconnaissance. » Et en portugais : « Chers frères et sœurs, je voudrais vous conseiller à tous de ne pas négliger la préparation à la messe : intérieurement, par la confession fréquente ; et autour de nous, en faisant taire les bruits qui nous empêchent d’entendre la Parole de Dieu. »











