La mort de la petite Lyhanna, et ce qu’on peut imaginer autour en attendant les progrès de l’enquête, sont horribles. Le bruit extraordinaire mené autour d’elle est une affaire de nature politique : il existe une véritable manip où les médias tiennent une place importante. Selon la règle d’or qui veut qu’une affaire gênante ne puisse s’évacuer que par une autre affaire, on a monté en épingle cette affaire sexuelle parmi tant d’autres parce qu’elle tombait à point nommé pour chasser de l’actualité les débordements d’après PSG. De plus, ce type d’agression a permis de faire passer au second rang d’autres agressions. Surtout, plus gravement encore, on a masqué les véritables causes de l’affaire, au point de promouvoir une véritable inversion de la réalité, et même une inversion morale, puisque les responsables de l’horreur ont pris la direction du chœur des victimes et que les porte-parole de l’indignation sont les idéologues qui ont rendu le crime possible.
Manip politique : une affaire chasse l’autre
Les affaires du type Lyhanna sont, l’enquête commence à le montrer, hélas monnaie courante en France. Plus généralement, les affaires sexuelles dont sont victimes fillettes, adolescentes et jeunes femmes trouvent trois nids de coupables : dans la famille et les proches, puis les éducateurs, religieux ou laïques (comme cela semble le cas ici), enfin les rôdeurs et agresseurs extérieurs. La gourmandise des médias pour le nom de Jérôme Barella fait passer opportunément au second rang d’innombrables agressions dont le suspect n’offre pas un profil aussi médiatiquement correct. Et bien sûr, la chronologie de l’affaire montre à quel point le battage médiatique a permis de couvrir le bruit et les incendies des émeutes dont le match PSG Real Madrid a été le prétexte. Cela, c’est le côté politicien de l’affaire Lyhanna, il fallait le rappeler mais il est secondaire.
Quand la politique et les médias orientent la colère
Il se trouve d’ailleurs lié à la façon dont les médias et les politiques ont orienté la colère populaire : on crie contre les lenteurs de la justice et les failles de la police, en somme contre les insuffisances que montrent les agents de l’Etat, à cause, selon certains, d’un manque de moyens. Derrière cette vocifération générale et indistincte gît un double déni, le déni de la chienlit fondatrice, la révolution morale sciemment organisée par une idéologie licencieuse, et le déni du changement opérationnel que cette révolution a provoquée dans le fonctionnement de la police et de la justice. Quand justice et police traquent des délits d’opinion, elles délaissent le crime. Cette instrumentalisation de l’indignation populaire s’accompagne d’une complaisance pour le douteux (ainsi cette cagnotte organisée par une tante de la défunte, comme si le malheur devait se monnayer), et d’un refus de la presse d’exercer son droit et son devoir d’informer.
Affaire Lyhanna : l’enquête oubliée
On ne sait à ce jour rien de l’autopsie. Pourquoi ? Que cache-t-on ? Rien non plus des fameuses « soirées pyjama » qui sont, à en croire Wikipédia, apparues aux Etats-Unis dans les années 1920 et qui réunissent des enfants vêtus d’un pyjama jusqu’à plus ou moins tard dans la nuit jusqu’à ce qu’ils soient gagnés par le sommeil, parfois jusqu’à faire nuit blanche. Morte à onze ans, à quel âge Lyhanna a-t-elle commencé à participer à ce « type de fête privée », sous quelle surveillance ? D’après Wikipedia, « les organisations protectrices de l’enfance mettent en garde les parents sur le fait que ces soirées sont susceptibles d’exposer leurs enfants à des abus ou à des agressions sexuelles de la part d’hôtes adultes, leur responsabilité pénale pouvant alors être engagée ». Quid en l’occurrence, des parents de Lyhanna et des hôtes ? On a l’impression que tout est fait pour donner le plus d’ampleur possible à la protestation pour réduire d’autant l’analyse du phénomène observé.
Les responsables de l’affaire Lyhanna s’érigent en pleureuses
Ce que je viens de résumer en trois paragraphes, RITV l’a esquissé ces derniers jours. Il faut aller plus loin. Dire pourquoi le système organise l’erreur de diagnostic. C’est tout simplement qu’il est lui-même à l’origine du mal. Non pas, comme certains le clament à cause d’un prétendu « patriarcat » ou d’une « culture du viol » fantasmée, mais à cause de la destruction systématique de la morale chrétienne à laquelle il s’est livré. Si Dieu n’est pas, écrit Dostoïevski, alors tout est permis. On ne reviendra pas en détail sur la mise en œuvre systématique de cette maxime par les associations homosexuelles et pédophiliques dans les années 1970 solidement appuyées par la complaisance libertine de l’Etat et de la société. Aujourd’hui, le résultat est tel que, dans un élan de schizophrénie assumé, les promoteurs de la chose s’allient aux puritains de toute obédience pour réclamer des sanctions contre ce qu’ils ont amené.
Inversion morale : ils sexualisent l’enfance et déplorent les conséquences
Et cela ne les empêche en rien de poursuivre leur œuvre de pourrissement et de mort. Marine Tondelier, patronne des Verts, vient de préconiser, pour qu’on parle d’elle encore un peu, des « cours d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle dès la maternelle ». Elle ne fait que porter, à sa manière outrancière et naïve, la logique du système à son terme. La loi EVARS entend bien soumettre les enfants, de plus en plus jeunes, aux obsessions de prétendus « éducateurs » dont l’affaire pédoscolaire parisienne montre bien les intentions. En d’autres termes un progressisme arc-en-ciel maximaliste fait tout pour sexualiser l’enfant dès ses trois ans et organise ensuite des processions de pleureuses pour s’indigner des agressions sexuelles contre les enfants. On hésite, en regardant cela, entre les mots hypocrisie, sottise, cynisme prédateur, et folie.
L’arc-en-ciel scandalise et pervertit les petits
Le plus grave est encore à venir. On se souvient de la malédiction spéciale prononcée par le Christ au verset 6 du chapitre 18 de l’Evangile de Saint Mathieu : « Mais, si quelqu’un scandalisait un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on suspendît à son cou une meule de moulin, et qu’on le jetât au fond de la mer. » Croire en un Dieu incarné, donc aux liens entre esprit et corps, implique l’extrême gravité du péché de chair : il aveugle l’esprit. Et de façon bien pire chez l’enfant dont l’esprit est plus malléable : il fausse, aves la sensibilité, le discernement, le désoriente, fait du mal à la norme. C’est pourquoi la pédophilie, l’homosexualité et le transsexualisme sont trois péchés qui crient au ciel, parce qu’ils offensent l’être et en brouillent la perception. Ils confondent, par exemple, l’homme et la femme, l’adulte et l’enfant. Pour avoir sexualisé l’enfance depuis soixante ans et parce qu’il continue de le faire, le « progressisme moral » arc-en-ciel est le principal artisan des terribles abus sur lesquels il verse ses larmes de crocodile.











