Stéphane Séjourné, ancien mignon de l’ancien Premier ministre Gabriel Attal et vice-président de la Commission européenne chargé de la prospérité et de la stratégie industrielle explore ce qu’on appelle ans le jargon bruxellois « l’externalisation vers des amis ». C’est à dire, par opposition à la Chine ou aux Etats-Unis, des partenaires industriels et commerciaux avec qui l’Union européenne pourrait s’allier pour faire du commerce. Pour faire court, certains produits, en provenance de certains pays, respectant certaines normes, pourraient bénéficier du label « made in Europe ». Si le Royaume-Uni et la Turquie en sont exclus à ce stade de la réflexion, rien n’est fermé à l’avenir, et le Canada, le Maroc sont déjà éligibles. C’est fou : sous couleur de se « défendre » contre la Chine et les Etats-Unis, on tromperait le consommateur en apposant un made in Europe à des produits produits à Marrakech ou Toronto. Sans même être sûrs qu’ils ont été produits comme nos bureaucrates le souhaitent. L’essentiel est une praxis, comme on dit chez Marx : montrer et faire que l’Union européenne soit une entité qui ne doit pas grand-chose à la géographie et l’histoire, mais se détermine par sa gouvernance et ses valeurs.











