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Des djihadistes de l’Etat islamique pourraient se faire passer pour des réfugiés syriens, selon un ministre libanais

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L’avertissement a été donné par le ministre de l’Education du Liban, Elias Bou Saab : lors d’une rencontre avec des journalistes accompagnant David Cameron en visite dans la région, lundi, il a affirmé que des djihadistes de l’Etat islamiques pourraient bien se cacher parmi les réfugiés qui se pressent aux frontières de l’Europe. Il avance une proportion de « 2 pourcent » : un faux « réfugié » sur 50. « Cela suffira largement à créer des problèmes », a-t-il ajouté… Litote.
 
Le ministre a reconnu qu’il n’avait pas de preuve de ce qu’il affirmait, mais pour lui c’est une affaire de « tripes ». L’expérience de l’histoire du Liban, aussi.
 

Le ministre libanais Elias Bou Saab estime que jusqu’à 2 % des réfugiés syriens pourraient être des djihadistes de l’Etat islamique

 
Pour Elias Bou Saab, l’Etat islamique s’entend avec les trafiquants d’êtres humains qui prennent des groupes organisés parmi la foule de miséreux qu’ils acheminent vers les côtes et les frontières de l’Union européenne. « Ils s’habillent de manière unifiée, avec des vestes » reconnaissables par exemple : il a vu « des groupes qui n’ont pas du tout l’allure des réfugiés normaux ». « Je n’ai pas d’information. Je sens dans mes tripes qu’ils facilitent une telle opération. Pour quelle raison, je ne le sais pas. »
 

L’expérience des réfugiés syriens

 
Le Liban, qui accueille plus d’un million de réfugiés de la Syrie voisine, en a vu passer, de ces groupes au cours de ces dernières décennies. « Nous avons eu cela aussi dans nos camps, ici : on y trouve, 2, 3 pourcent » de « radicaux ».
 
« Lorsque des soldats de l’armée libanaise ont été kidnappée au Liban, ceux qui les kidnappaient venaient des camps. Nous les avions ici chez nous, dans des camps, nous prenions soin d’eux et tout d’un coup ils sont sortis des camps, ils se sont dressés contre l’armée, ils ont kidnappé les soldats et les ont emmenés vers les montagnes », se rappelle-t-il.
 

Anne Dolhein