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L’invasion, l’antisémitisme et le terrorisme servent au mondialisme à remodeler l’islam

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Un manifeste contre le nouvel antisémitisme en France, un responsable juif qui demande aux juifs allemands de ne plus porter la kippa : l’islam est appelé à se remodeler sous peine de catastrophe. Le mondialisme instrumentalise l’invasion de l’Europe et le terrorisme pour changer la société en profondeur.
 
L’intervention guerrière de l’Occident en Libye, en Syrie, en Irak, et l’invasion pacifique de l’Europe et du Canada par des populations en majorité musulmanes, procèdent d’une même logique, d’une même intention, elles organisent la compénétration de deux mondes étrangers jusqu’ici l’un à l’autre. Les effets de celle-ci en sont le but caché. L’un des objectifs est de modifier, et même de remodeler, l’islam comme le furent judaïsme et christianisme, sur le modèle de la spiritualité maçonnique.
 

La contradiction fondatrice : l’invasion c’est bien l’islam c’est mal

 
Le mondialisme, et ses mille porte-voix, jusqu’au pape François, considèrent comme un bien d’accueillir sans compter l’islam qui déferle sur l’Europe, mais jugent mauvais la plupart des us, coutumes et valeurs significatifs que ce même islam charrie avec lui. Cette contradiction est une pédagogie puissante. Elle suscite chez les populations d’accueil non musulmanes une peur et une exaspération croissantes, et par contrecoup, dans une partie de l’islam qui est en Europe, la conviction molle que les choses seraient mieux si l’on s’adaptait partiellement au terrain : une volonté populaire de remodeler l’islam s’esquisse ainsi. Elle souhaite abandonner les « scories » qui ne sont pas dans le coran, (voile, excision, etc.) et expurger celui-ci.
 

Médiéval, machiste, perclus d’antisémitisme et de terrorisme

 
L’islam « radical » est perçu comme « médiéval », « antimoderne », et contraire à toutes les valeurs occidentales. Avec ses voiles et ses mutilations sexuelles, il est antiféministe. Avec les caricatures de Mahomet, il s’oppose à la liberté d’expression, avec l’égorgement du père Hamel, à la cohabitation pacifique des religions. Avec le terrorisme, il donne une expression barbare à sa fermeture d’esprit. Avec les meurtres de Sarah Halimi et Mireille Knoll, il avoue le pire, un racisme qui tue, un antisémitisme frénétique. Bref, l’islam « radical » prend en tout le contrepied de l’humanisme maçon, c’est son antagoniste parfait. Il est donc nécessaire qu’il disparaisse pour faire place à « l’islam des lumières », selon l’expression de l’essayiste Malek Chebel.
 

Les élites coincées entre nouvel antisémitisme et islamophobie

 
Deux signes officiels viennent d’indiquer l’urgence de cette nécessité. En Allemagne, alerté par les agressions antijuives, le président du conseil central des juifs d’Allemagne, Joseph Schuster déconseille de porter la kippa dans la rue. Rabbi Margolin, président de l’Association juive européenne, le réprouve : « Ne pas porter la kippa par peur de l’antisémitisme, c’est en fait l’accomplissement de la vision des antisémites en Europe ». En France, un manifeste contre le nouvel antisémitisme vient d’être publié dans le Parisien et signé par deux cent cinquante personnalités généralement favorables à Israël, de droite, de gauche et du centre dont Sarkozy, Valls et Bertrand Delanoë, mais aussi Aznavour, Françoise Hardy et Depardieu. Intellectuels, politiques et artistes y dénoncent une « épuration ethnique à bas bruit » que les médias taisent par peur d’être taxés « d’islamophobie ».
 

Le bon islam condamne terrorisme et antisémitisme

 
Ce manifeste fonde son espoir sur les « imams conscients que l’antisémitisme musulman est la plus grande menace qui pèse sur l’islam du XXIème siècle et sur le monde de paix et de liberté dans lequel ils ont choisi de vivre ». Il demande donc à l’islam de France « que les versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des incroyants soient frappés d’obsolescence par les autorités théologiques, comme le furent les incohérences de la Bible et l’antisémitisme catholique aboli par Vatican II, afin qu’aucun croyant ne puisse s’appuyer sur un texte sacré pour commettre un crime ». La réaction des autorités de l’islam radical en France est négative. « Non-sens, hors sujet »! s’écrie Ahmet Ogras, président du CFCM (conseil français du culte musulman). « Nauséabond et funeste », ajoute Abdallah Zekri, président de l’Observatoire national contre l’islamophobie. Mais Dalil Boubakeur, recteur de la grande mosquée de Paris, rappelle « l’attachement aux valeurs républicaines » des « citoyens français de confession musulmane ».
 

Derrière MBS, l’islam, religion de paix et de progrès

 
C’est l’amorce de la convergence recherchée. Par-delà la confrontation entre sionistes et pro-palestiniens, entre pro-arabes et pro-juifs, se dessine doucement une demande « laïque » de remodeler l’islam, contre le terrorisme et l’antisémitisme, pour parvenir à l’islam tranquille et républicain des citoyens épiciers de nos banlieues, l’islam progressiste qu’incarne le prince héritier Mohamed ben Salmane d’Arabie saoudite, lequel ne finance plus les terroristes islamistes comme le faisait naguère sa famille, permet aux femmes de conduire et rouvre les cinémas, l’islam épuré, religion d’amour et de paix cher à Christophe Castaner, l’islam spirituel des soufis, si à la mode dans les beaux arrondissements de Paris et les loges.
 

Anciens et modernes d’accord pour renouveler l’exégèse de l’islam

 
Tareq Oubrou, l’imam de la Grande Mosquée de Bordeaux, voit dans la demande de retrait de certains versets un « manque de culture religieuse », mais il l’impute à une mauvaise « interprétation » du texte. A sa manière, il demande donc la même chose que le manifeste, une nouvelle lecture de l’islam.
 
C’est le vœu de tout un mouvement d’imams et d’islamologues républicains. Ils répètent depuis des années que « l’islam n’est pas un bloc figé » et veulent relancer « la créativité musulmane », longtemps féconde à les entendre mais gelée par les radicaux qui ramènent depuis quelques décennies l’islam à l’état où il se trouvait au onzième siècle. C’est par exemple le souhait d’un Abdelwaha Meddeb dans son essai Sortir de la malédiction : « La condition sine qua non de cette évolution est le renouvellement du tout au tout de l’exégèse coranique. »
 

Comment le mondialisme est en train de remodeler les religions

 
Bref, grâce à la pression anti « radicale » provoquée par le terrorisme et l’antisémitisme, et à la collaboration d’imams modernes, la maçonnerie demande à l’islam ce qu’elle a obtenu du judaïsme et du christianisme au dix-neuvième siècle. Cela donna le judaïsme libéral des Berliner, hérésie en horreur dans tous les shtetl orthodoxes d’Europe centrale, le protestantisme libéral et le modernisme qui devait triomphe avec Vatican II. La méthode est toujours la même : il s’agit d’abord de soumettre l’exégèse aux règles ordinaires de l’historiographie pour ôter au texte son caractère sacré et intangible, puis de le censurer. Ainsi la Bible chrétienne a-t-elle été « émondée » de nombreux passages jugés « antisémites », notamment dans l’Evangile selon saint Jean. Les choses ne se feront pas sans réticences ni douleur, mais l’aggiornamento de l’islam est en marche.
 

Pauline Mille