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Le multicultarisme britannique à l’origine de la montée des tribunaux islamiques et des viols en bandes ethniques, selon un universitaire ex-musulman

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Manifestants pro-charia au Royaume-Uni.


 
Le Dr Rumy Hasan, maître de conférences au Centre des recherches sur la migration à l’université du Sussex, a déclaré que la politique du « laissez-faire » et de la permissivité à l’égard du multicultarisme au Royaume-Uni a permis aux communautés immigrées de vivre comme si elles étaient encore « au pays » – des pays comme le Pakistan ou l’Arabie Saoudite. L’universitaire, jadis musulman, constate chez ces populations un « détachement psychiatrique » par rapport à la culture majoritaire du Royaume-Uni, à l’origine à son tour d’un « détachement social » qui pousse les dites communautés à ne pas se mêler à la société qui les entoure et à organiser une justice parallèle à travers les tribunaux islamiques. Les viols en bandes imputables pour la plupart à des musulmans, à Rochdale ou à Rotherham par exemple, en sont « la conséquence inévitable ».
 
Rumy Husan, qui affirme son militantisme pour les « Lumières », se place d’un point de vue « laïciste et humaniste ». Il estime que les autorités des villes comme « Rochdale, Rotherham, Oxford, Oldham, Birmingham », où des milliers de viols ont pu avoir lieu à la barbe des pouvoirs publics, « se sont tues parce qu’elles étaient gênées ».
 

Le multiculturalisme britannique permissif ou le laissez-faire adressé aux communautés ethniques

 
Voilà clairement accusées les choix politiques qui entravent la protection des populations autochtones tout comme l’assimilation qui fut jadis liée à l’immigration dans les pays européens – lorsqu’elle était le fait de communautés partageant une foi, voire une culture communes avec les pays d’accueil. L’arrivée d’Arméniens chrétiens, de Portugais ou d’Italiens s’est faite sans heurts en France au XXe siècle, pour ne citer que cet exemple.
 
Les propos du Dr Rumy Hasan ont été confirmés par Machteld Zee, la chercheuse néerlandaise qui vient de consacrer une étude aux tribunaux islamiques au Royaume-Uni. Elle s’exprimait comme lui lors d’une audition organisée au Parlement britannique, mardi, pour expliquer que les tribunaux islamiques consacrent 95 % de leur activité à des demandes de divorce formulées par des femmes qui se trouvent dans une situation de « captivité maritale » dont elles cherchent à sortir au moyen d’un décret religieux.
 

Au Royaume-Uni, les tribunaux islamiques et les viols en bande favorisés par des décisions politiques

 
Selon le Dr Hasan, cet état de fait a été favorisé par l’a priori multiculturaliste qui a laissé les femmes musulmanes « captives » d’une union insupportable sans autre recours que celui d’un tribunal parallèle appliquant la charia. Le « laxisme » et un « désintérêt » des autorités a permis à ces tribunaux de « fleurir » en même temps que des hommes appartenant à ces communautés pouvaient se livrer impunément à un nombre croissant d’abus sexuels, affirme l’universitaire.
 
Machteld Zee a renchéri en indiquant que ces tribunaux islamiques ne sont pas « nécessaires » pour libérer ces femmes. Elle a proposé que leur maintien en « captivité maritale » devienne un délit au Royaume-Uni, leur permettant de s’adresser aux tribunaux civils en vue d’un arbitrage prononcé par un juge civil.
 

Rumy Hassat, universitaire ex-musulman, et Machteld Zee dénoncent les juridictions parallèles

 
L’audition au Parlement, co-organisée avec le think tank de gauche Henry Jackson Society, s’inscrivait dans une initiative plus large visant à laïciser le traitement des affaires maritales. L’ancien haut magistrat membre de la Chambre des Lords, la baronne Butler-Sloss, a présidé la rencontre au cours de laquelle elle a également accusé les conseils judaïques Beth Din, qui « présentent des similarités frappantes avec les tribunaux islamiques » selon elle, de contribuer au maintien des femmes dans la « captivité maritale ».
 
Cette situation est contraire à la Convention de l’ONU sur l’élimination de toutes formes de discrimination à l’égard des femmes, a indiqué Machteld Zee : « Aussi bien devant les tribunaux islamiques que devant les conseils judaïques, les femmes n’ont pas le droit de décider librement de sortir de leur mariage », un droit affirmé par la Convention. Et selon elle ces instances auxquelles la loi britannique reconnaît depuis 1996 un droit d’arbitrage au bénéfice des membres de leurs communautés manquent d’indépendance, favorisant une partie par rapport à l’autre au lieu d’arbitrer de manière équitable.
 
On comprend à travers cette situation que la dénonciation justifiée de l’installation des tribunaux islamiques en terre européenne pourra avoir pour dégât collatéral – à moins qu’il ne soit recherché – une pression accrue contre la conception chrétienne du mariage. Même si les tribunaux ecclésiastiques catholiques mettent comme condition à l’ouverture d’une procédure de nullité canonique le recours préalable au divorce civil.
 

Anne Dolhein