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Une musulmane en Suède affirme : « Mon hijab n’a plus rien à voir avec la religion »

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Photo avantageuse à la clef, la presse suédoise présente le portrait de Najat Benyahia, jeune femme d’origine marocaine, ingénieur – et voilée. Elle n’a aucunement l’intention d’abandonner le hijab. Six ans après être arrivée en Suède pour rejoindre son mari, marocain lui aussi, elle explique : « Mon hijab n’a plus rien à voir avec la religion. C’est devenu une question d’identité et je ne l’enlèverai pas pour me faire accepter. »
 
Najat Benyahia, 28 ans, affirme avoir voulu réussir dans la société suédoise et y être parvenue avec succès, d’une part en faisant l’effort d’apprendre la langue – ce n’est pas le cas de tous – et d’autre part en faisant des études universitaires. Elle a choisi un parcours atypique pour une femme puisqu’elle s’est retrouvée seule parmi une classe de garçons pour suivre des cours d’ingénierie en énergies renouvelables : une formation gratuite qui lui a permis de trouver un emploi dès son deuxième entretien. Elle travaille aujourd’hui à l’administration suédoise des transports à Göteborg. Avec son voile.
 

Najat Benhayia, femme, ingénieur, et voilée par choix

 
Son mari lui avait pourtant proposé de l’enlever pour mieux s’intégrer dans la société suédoise. En arrivant, voulant gagner sa vie, elle avait sollicité des postes de femme de ménage mais s’était vue rejetée, comme elle le raconte, dès l’instant où ses employeurs potentiels avaient constaté qu’elle portait le hijab. Aujourd’hui, elle assure que les femmes voilées ont plus de difficultés à trouver un emploi, même très qualifié, que celles ayant une même formation professionnelle mais qui ne portent pas le voile. Et il est plus aisé de se faire embaucher par un employeur public, souligne-t-elle.
 
Compétente sur le plan professionnel, Najat Benyahia a réussi à se faire accepter aussi sur le plan humain : dans un entretien avec un organisme public d’accueil des migrants, elle raconte comment elle avait été embauchée pour faire des soins à domicile. Une patiente avait refusé au départ d’être soignée par Najat. « Elle m’a dit qu’elle avait vu des images de guerre parce qu’elle a vu mon voile. » Plus tard, ayant commencé à mieux connaître la jeune femme, la Suédoise de souche avouait que c’était à force de regarder la télévision toute la journée et d’en recevoir de fausses impressions qu’elle avait eu au départ ce préjugé défavorable.
 

Une musulmane en Suède qui porte le hijab pour des motifs identitaires

 
Conclusion suggérée par tout cela : l’administration publique traite les migrants de manière correcte, ce sont les gens ordinaires qui se livrent au racisme et à la discimination…
 
Najat, elle, veut faire admettre qu’elle porte le voile volontairement, chose que les médias évoquent rarement, présentant le hijab comme un instrument d’oppression des femmes.
 
Destiné à rassurer, le témoignage de cette femme ingénieur est pourtant très révélateur d’une volonté de communautarisation de la part de nombreux migrants islamiques. Elle affirme certes ne pas porter le voile pour des motifs religieux. Mais si revêtir le voile se bornait un choix personnel religieux, il ne poserait pas d’autre problème que celui de la croyance erronée, assortie d’une volonté de bien faire. Mais l’islam n’est pas seulement une religion, c’est un système politique qui cherche à s’imposer dans une logique de conquête.
 

Rien à voir avec la religion, le voile islamique ? A d’autres !

 
En choisissant de porter le voile pour des raisons « identitaires », pour s’affirmer étrangère à la société où elle vit tout en étant accueillie et acceptée par elle, cette jeune femme sert qu’elle le veuille ou non cette volonté de conquête. Il s’agit pour l’islam d’être visible et d’occuper le domaine public. Porter un foulard à l’apparence évidemment islamique, c’est faire une déclaration d’intention.
 

Anne Dolhein