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Nouvelles pressions européennes contre la Grèce

Nouvelles pressions europeennes contre Grece
 
Les jours se suivent et… se ressemblent. Bruxelles n’en finit plus de multiplier les pressions contre Athènes. Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, et Jeroen Dijsselbloem, celui de l’Eurogroupe, ont multiplié ces dernières heures les vexations à l’encontre de la Grèce, l’appelant notamment à redoubler d’efforts pour s’entendre avec ses bailleurs de fonds internationaux. Ces nouvelles contraintes européennes ne semblent pas en mesure d’atteindre leur objectif. Au contraire…
 
« Nous ne sommes pas du tout satisfaits de l’évolution des discussions jusqu’ici ; la Grèce doit faire plus d’efforts de toute urgence de manière à ce que l’on boucle ce dossier pour le bien de tous », a déclaré Jean-Claude Juncker. « Les discussions ont gagné en intensité ces quatre ou cinq derniers jours mais n’ont pas évolué au point de pouvoir rapidement aboutir à une conclusion. »
 

Nouvelles pressions européennes

 
Jeroen Dijsselbloem renchérit en soulignant que la Grèce doit remplir ses obligations et ses engagements si elle veut rester dans la zone euro, car un « Grexit », qui serait source d’instabilité pour l’ensemble de la zone euro, voire de l’Union européenne, est « hors de question ».
 
Quant à Angela Merkel, elle devait accueillir demain jeudi son homologue grec Alexis Tsipras, et vraisemblablement pas pour lui tresser des couronnes.
Tout cela, à la veille d’une nouvelle réunion de l’Eurogroupe, au cours de laquelle les ministres des Finances de la zone euro examineront donc, avec un a priori qui ne s’annonce donc pas bienveillant, les progrès d’Athènes en matière de réformes.
 
« Il y a une accélération évidente de l’activité, de l’engagement, mais nous restons bien loin de tout signe d’un résultat en vue », selon un responsable de la zone euro, qui doute de la possibilité de présenter le moindre accord d’ici la date limite du 30 avril.
 

Contre la Grèce, avec risque de retour de bâton

 
Bref ! on nous brandit de nouveau la menace d’un défaut de paiement de la Grèce, en se fondant sur le fait que, exaspérés, les créanciers internationaux de la Grèce se refusent à de nouveaux versements. Prédiction facile, mais peut-être fausse tout de même, puisqu’Athènes avait évoqué la possibilité d’une aide russe, et que ce n’est vraisemblablement pas en lui parlant comme on le fait qu’on lui donne quelque envie de préférer la méthode bruxelloise.
 
La preuve en est sans doute à chercher du côté des élus locaux qui ont refusé, mardi, de prêter les économies de leurs collectivités, pour aider Athènes sur ce dossier. Un vent de révolte qui a inquiété les marchés, au point de faire chuter à nouveau l’euro face au dollar mercredi matin.
 

François le Luc