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L’OIM prépare l’institutionnalisation des flux migratoires, garantissant les « droits » des migrants, censurant ceux des nations

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Le chaos migratoire fait des heureux parmi l’oligarchie globaliste. Voici une occasion rêvée pour l’Organisation internationale des migrations (OIM), bras armé de l’ONU, de promouvoir une politique active d’institutionnalisation des migrations de masse, sous prétexte de leur humanisation et du respect, toujours dans le même sens, du droit et de la « dignité » des migrants. Son directeur général, William Lacy Swing, dont l’un des faits d’armes fut d’avoir été ambassadeur des Etats-Unis en Afrique du Sud à l’époque de l’abandon de tous les pouvoirs à l’ANC de Nelson Mandela, a lancé le 5 septembre que la conclusion des négociations intergouvernementales pour l’adoption d’un paquet réglementaire sur les migrations, constituera « un rendez-vous avec l’Histoire (…), un événement élaboré depuis trois décennies, une opportunité qu’il convient de ne pas manquer ».
 

Directeur général de l’OIM, William Lacy Swing entend contraindre les populations « d’accueil »

 
Pour faire passer la pilule auprès des peuples d’accueil dont il n’est jamais autrement question que pour en stigmatiser le racisme et la xénophobie supposés, la cinquième cession thématique de l’OIM concernait l’immigration clandestine et le trafic de personnes. William Lacy Swing a demandé aux Etats d’appliquer les engagements déjà pris, de même que l’Agenda 2030 pour le développement durable qui comporte un volet migratoire. « Concernant les migrants, il n’existe ni manque de volonté politique, ni manque de protection, le problème réside dans l’application concrète », a martelé le directeur général. Mais que recouvrent ces généralités ? Une volonté de contrainte mentale, voire physique, des populations d’accueil.
 
La protection légale doit être fondée sur « un basculement fondamental de la perception du public (d’accueil, NDLR) des migrants et des migrations », a martelé Swing, « qui mettra le respect des droits humains des migrants au cœur de toute notre action ». En conséquence, le directeur général a enjoint les Etats et les populations à favoriser les canaux migratoires (en d’autres termes, l’organisation subventionnée des migrations) tout en combattant les trafiquants, « avec un souci particulier de justice sociale ».
 

William Lacy Swing stigmatise la xénophobie, sans jamais évoquer les crimes du djihad islamiste importé

 
« La xénophobie et les discours de haine mettent les migrants en danger et contribuent à les priver de leurs droits et de leur dignité », a asséné Swing. Pas un mot sur les droits et la dignité des peuples autochtones occidentaux qui financent par leurs impôts les charges sociale et sécuritaire imposées par les vagues migratoires et, de ce fait, se prolétarisent à grande vitesse tout en subissant les crimes du djihad islamiste importé. La défense des peuples autochtones ne semble valoir que lorsqu’il s’agit des Indiens d’Amérique.
 
Après le bâton, le violon. Swing a dit avoir « personnellement constaté l’épouvantable détresse des migrants dépérissant dans les centres de détention de par le monde », ce qui l’amène à conclure qu’il convient de « faire beaucoup plus pour instaurer des routes de migration régulières et sûres afin d’éviter que les migrants ne tombent entre les mains des trafiquants qui violent leurs droits humains ».
 

L’Assemblée générale de l’ONU a voté pour une gouvernance institutionnalisant les flux migratoires et les « droits » des migrants

 
L’Assemblée générale de l’ONU a adopté en 2016 une déclaration pour les réfugiés et migrants dans laquelle les Etats membres s’engagent à développer un corpus politique favorisant une migration sûre, ordonnée et régulière, véritable table de la loi pour une gouvernance globale des flux migratoires. Il convient d’entendre par là leur institutionnalisation et leur organisation volontariste au service des besoins financiers et de l’utopie mélangiste et matérialiste qu’ils impliquent. Cette législation globale « inclura des principes et engagements sur tous les aspects des migrations internationales, incluant les aspects humanitaires, le développement et les droits de l’homme », explique l’OIM dans son article de propagande qui développe les conséquences concrètes de ces principes : « Protection des droits des migrants, facilitation de migrations sûres, ordonnées et régulière, réduction de l’incidence et des impacts des migrations forcées et irrégulières, réponses aux conséquences des désastres naturels et humains en matière de mobilité ».
 
Pour ce faire, l’OIM vante un « processus ouvert, transparent et inclusif de consultations et de négociations avec la participation effective de la société civile, du secteur privé, des institutions académiques, des parlements, des communautés des diasporas et des organisations de migrants ». Résultat des courses en septembre 2018, avec un texte qui couronnera l’institutionnalisation du sans-frontiérisme et tordra un peu plus le bras aux identités et aux nations, celles d’accueil comme celles des migrants, toutes deux poussées à se soumettre à la volonté de détruire le christianisme et sa civilisation.
 

Matthieu Lenoir