Le média en ligne Reporterre, en pointe de la propagande écologiste révolutionnaire (verte à l’extérieur, arc-en-ciel à l’intérieur), vient de relayer un communiqué de l’ONG Word Vision France, qui reprend lui-même un rapport de l’UNICEF, organe de l’ONU concernant les enfants : selon lui, les variations du climat (inondations, sécheresses, vagues de chaleur) mettent en danger 242 millions d’enfants dans 85 pays, notamment en perturbant leur scolarité, et ces 242 millions forment un septième de la population scolaire de référence. Cette « information » d’apparence factuelle et chiffrée est en fait un modèle, discret comme le nez au milieu de la figure, de propagande révolutionnaire arc-en-ciel. Elle mérite de ce fait une petite analyse.
Ni ONG ni ONU ne sauraient mentir
Premier point, on note d’abord quelques chiffres complémentaires destinés à donner un peu d’épaisseur à la chose, et avec elle l’autorité du sérieux. Les vagues de chaleur auraient constitué le principal facteur de fermeture des établissements scolaires, en affectant à elles seules plus de 118 millions d’élèves en avril 2024. En septembre 2024, période de rentrée scolaire dans de nombreux pays, au moins 16 Etats auraient suspendu l’enseignement à cause d’événements météorologiques extrêmes, notamment le typhon Yagi, qui a touché 16 millions d’enfants. Ni vous ni moi n’irons vérifier, c’est du bon pain, une ONG ayant pignon sur rue comme World Vision France ne va pas s’amuser à mal transcrire un rapport de l’ONU, qui elle-même ne saurait mentir.
ONU et ONG conçoivent une propagande que les citoyens financent
Ici se place le deuxième point. On sait, ou l’on devrait savoir, que les ONG ayant pignon sur rue sont choisies et adoubées par l’ONU, à charge ensuite par les autorités des pays membres de leur faciliter la tâche. C’est ainsi que, par exemple, l’UE, divers ministères, les régions, les départements, les communes et les syndicats de communes subventionnent grassement les ONG qui font le Bien, qu’il s’agisse de migrations, de climat, de genre etc. Autrement dit, l’ONU orchestre la révolution arc-en-ciel avec ses ONG et délègue aux nations le soin de financer celles-ci. Et, dans le travail de propagande, les organes de l’ONU, telle ici l’UNICEF, travaillent en écho avec les ONG que l’ONU a choisies, en se fournissant et se relayant mutuellement.
Les enfants pauvres, cibles prioritaires du climat
Le troisième point est ce qu’on peut nommer la présomption d’intersectionnalité. Expliquons-nous : on n’affirme pas que les 242 millions d’enfants touchés appartiennent au tiers-monde, mais l’exemple choisi du Typhon Yagi (septembre 2024 en Asie du Sud-Est) suggère que le climat choisit ses victimes. Le nord blanc est privilégié, le reste coloré du monde touché de manière préférentielle. Le dérèglement climatique est politiquement orienté. Et bien sûr, il ne se contente pas de viser les zones « à risque » situées comme par hasard dans le sud global, mais menace les plus fragiles, au premier rang desquels les enfants. Ce sont les enfants l’actualité du jour : le meurtre de Lyhanna est l’occasion trouvée par World Vision France pour ressortir à point un rapport de l’UNICEF vieux de plus d’un an.
Crise du climat, crise de l’enfance
World Vision International est une organisation humanitaire chrétienne évangélique œcuménique internationale active dans 100 pays du monde comptant 30.000 employés. Elle a son siège à Londres. Le site de sa filiale française affirme qu’un million sept cent mille enfants meurent chaque année en conséquence « du changement climatique ». Sa directrice Camille Romain des Boscs déclare : « Nous ne parlons plus d’une crise environnementale lointaine. Nous parlons d’enfants qui perdent l’accès à l’eau, à l’école, à l’alimentation, à cause de phénomènes climatiques de plus en plus violents. La crise climatique est devenue une crise de l’enfance. » Et toc !
La propagande de l’arc-en-ciel remplace la réalité
Reporterre précise l’objet de son propos et en élargit la portée : « Près d’un milliard d’enfants vivent dans des pays considérés comme à très haut risque climatique et 920 millions sont exposés à un stress hydrique élevé. Les catastrophes climatiques aggravent aussi directement les déplacements forcés, le travail des enfants et les mariages précoces dans de nombreuses régions d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. » Ici l’intersectionnalité est parfaite : le climat s’allie à l’exploitation capitaliste et au patriarcat. Sans rire. Et avec des chiffres d’une précision touchante. Cette réalité parallèle s’impose au militant arc-en-ciel européen imbibé de mauvaise conscience et contamine les braves gens. Ils ne se demandent pas, pour en revenir au sujet de départ, ce qui, en réalité, chez eux, perturbe la scolarité des enfants : violence, communautarisme, grèves idéologiques, absentéisme des profs. La réalité de substitution qu’impose l’arc-en-ciel est le premier moyen de sa propagande et de sa progression.











