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OMPI : comment l’ONU persécute les lanceurs d’alerte

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Miranda Brown, qui s’est opposée à ses dépens au directeur général de l’OMPI, Francis Gurry.


 
Le directeur général de l’OMPI (organisation mondiale de défense de propriété intellectuelle), Francis Gurry, a opéré des transferts de technologie vers la Corée du Nord et l’Iran. Quand l’une de ses collaboratrices, Miranda Brown, a donné l’alerte, il l’a poursuivie de ses représailles. Un exemple de la manière dont l’ONU persécute ceux qui dénoncent ses magouilles.
 
Ce transfert de haute technologie s’est fait en violation des sanctions américaine contre les pays concernés et sans consultation du comité des sanctions de l’ONU, pour, selon Miranda Brown, obtenir la réélection de Gurry à son poste. Elle l’a dénoncée au Congrès américain. En représailles de l’alerte qu’elle a lancée, le patron de l’OMPI l’a accusée de déloyauté, l’a dénoncée aux autres directeurs et n’a pas renouvelé son contrat. Elle a dû démissionner.
 

Le patron de l’OMPI, Gurry, est un familier des magouilles

 
D’une manière général, Gurry considère l’OMPI comme son fief, et se livre à bien d’autres magouilles. Le secret caractérise sa façon de diriger ses services, et ceux-ci ont été le lieu d’un suicide non expliqué. En outre, il se servirait –illégalement – de la police suisse pour résoudre ses problèmes personnels. En 2007 ont circulé des lettres l’accusant de corruption et d’abus sexuels. Pour savoir qui les avait envoyées, Gurry aurait ordonné aux forces de sécurité d’entrer dans les bureaux des employés qu’il soupçonnait afin d’y faire des prélèvements d’ADN. Une enquête a eu lieu mais les résultats n’en ont pas été divulgués.
 
Ce qui fait dire à Miranda Brown que « la seule façon d’apprendre qu’il y a eu une faute ou une magouille dans une organisation internationale comme l’ONU, c’est par les lanceurs d’alerte » (« whistleblowers »). Un autre whistleblower, l’avocat James Pooley, lui aussi ancien de l’OMPI, prétend que des lobbyistes américains lui auraient donné 200.000 dollars pour l’aider à faire capoter des investigations de l’Etat. Pour Ed Flaherty, représentant de l’organisation internationale des whistleblowers, estime que les l’arrogance des dirigeants de l’OMPI est la conséquence de leur impunité absolue.
 

L’ONU persécute systématiquement les lanceurs d’alerte

 
Le député républicain Ileana Ros-Lethinen s’est dite « choquée que Gurry reste en poste ». Son collègue du New Jersey, Chris Smith en a tiré la conclusion que « l’ONU n’est pas une organisation qui peut durer en l’état ». Et d’ajouter : « L’activité des lanceurs d’alerte est l’une des plus noble qui soit. »
 
Mais ils ont la vie dure. Anders Kompass, qui a dénoncé le scandale des viols d’enfants en Afrique par des soldats de l’ONU a été l’objet des fortes représailles lui aussi, et ces faits ne sont pas isolés. Au contraire, l’ONU persécute systématiquement ceux qui dénoncent ses comportements répréhensibles. Les Américains ont encore en mémoire le scandale de Povi Bang-Jensen. Ce diplomate danois faisait partie d’un comité qui enquêtait en Hongrie sur la terreur et la tyrannie soviétique en Hongrie. Il avait exposé comment ce comité était saboté de l’intérieur par des forces puissantes. Aussitôt toute la machinerie de l’ONU s’était mise en branle contre lui, allant jusqu’à le faire passer pour fou. C’est clair, l’ONU, qui sert l’empire du Bien et préfigure la future gouvernance mondiale, ne doit jamais faire le mal. L’ONU a toujours raison. Ça rappelle quelque chose.
 

Pauline Mille