Au commencement était la paille, qu’on a trouvée pratique, ou jolie, pour aspirer sa citronnade. Puis l’industrie du pétrole a estimé juteux d’en produire en plastique. Puis l’écologisme a interdit les dernières parce qu’elles polluaient, dans les années 2020, imposant qu’on les remplace par des pailles de papier ou des pailles Bio-PE, tirées de la canne à sucre, ou des pailles en plastique recyclable. Aujourd’hui, une étude commandée par le ministère du Climat, de l’Energie et de l’Environnement de Corée du Sud montre que les pailles plastiques sont moins « dangereuses » que les plastiques et les Bio-PE. Dans ses calculs, elle a pris en compte leur incidence sur la santé et l’environnement selon seize critères suivis de la fabrication au recyclage, parmi lesquels le potentiel cancérigène, l’acidification des sols et des eaux, la couche d’ozone (!), l’émission de particules fines, etc… Considérant ces seize critères, l’étude a observé quatre catégories de paille, papier, Bio-PE, plastique, plastique recyclable, et a conclu que, pour dix critères sur 16, le plastique traditionnel avait les meilleurs résultats. Quant au papier, il provoque deux fois plus d’acidification et six fois plus de cancers ! Ne demandez pas qui garantit la validité des critères choisis, ni ce que pèse réellement sur la santé et l’environnement le fait d’aspirer son soda à travers une paille. L’enseignement qu’on peut en tirer est que les écolos sont arrivés à changer la production industrielle et le droit dans le monde entier à partir d’études qui étaient tout aussi discutables. Et quand Trump rétablit l’usage des pailles plastique dans l’administration fédérale, il le fait peut-être pour des raisons elles aussi discutables, mais il a de l’intuition : l’intuition que le totalitarisme vert se fonde, du point de vue scientifique, sur des foutaises et qu’il nous mène à un terrible socialisme mondial.











