Vous vous souvenez de Paul Watson, le fondateur de Sea Shepherd, l’homme qui a fait pleurer le monde entier avec les bébés phoques et les baleines, l’anglais à la grosse barbe et au gros ventre qui raffolait de mots et d’actes provocateurs pour convertir l’humanité à sa façon de voir les océans. Il avait fait quelques accostages dangereux, et, recherché par diverses justices, s’était réfugié en France, plus souvent à Paris sur une péniche merveilleusement située dans un des plus beaux sites urbains du monde. On croyait qu’elle était à lui, mais pas du tout, Sea Shepherd l’avait achetée un million d’euros par l’intermédiaire d’un prête nom et il y habitait gratis. C’est Médiapart qui a levé le lièvre, provoquant la colère de l’organisation. Pourquoi ? On peut être un rebelle écolo et en même temps aimer les beaux endroits et le luxe à l’œil. Ce qui nous gêne dans l’affaire, c’est que l’argent de Sea Shepherd provient à 90 % de dons. Or cette association, jugée morale en période d’obsession verte, est reconnue d’utilité publique et bénéficie de la défiscalisation des dons. Ce qui veut dire que nous autres cochons de contribuables avons payé sans le savoir à hauteur de 600.000 euros la péniche de Paul Watson. Elle est en vente, mais personne ne nous les rendra.











