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Le pape François appelle à lutter contre le réchauffement climatique lors de l’AG de Caritas

Le pape François appelle à lutter contre le réchauffement climatique lors de l’AG de Caritas
 
Lors de la messe d’ouverture de l’Assemblée générale du réseau Caritas, le pape François a averti les « puissants de la terre » qu’ils seront « jugés par Dieu » pour savoir s’ils ont tout essayé pour « nourrir chaque personne » et « œuvré pour que l’environnement ne soit pas détruit mais qu’il puisse produire cette nourriture », notamment en luttant contre le (prétendu) réchauffement climatique.
 
S’agit-il d’un préambule à l’encyclique que le pape François doit publier dans les prochaines semaines sur le thème des « aspects éthiques de l’écologie » ? D’une nouvelle intervention en vue de la conférence internationale sur le climat prévue à l’automne à Paris, et qui devrait déboucher sur l’accord le plus ambitieux jamais conclu pour limiter le réchauffement climatique ?
 

Le pape François considère que le réchauffement climatique est essentiellement dû à l’homme

 
Sur ces plans, le pape François semble d’accord avec les grands de ce monde. Il a affirmé que le réchauffement climatique était « essentiellement » dû à l’homme et que l’humanité avait un devoir moral de le stopper. Or la responsabilité de l’homme par rapport au réchauffement climatique ne repose sur aucune donnée scientifique sérieuse – pas plus, d’ailleurs, que le réchauffement n’est certain.
 

Lutter contre le réchauffement ou contre l’homme ?

 
L’écologie prônée par les « grands » de ce monde qui seront réunis à Paris en décembre prochain est en désaccord profond avec l’enseignement de l’Eglise : l’homme serait l’aboutissement de l’évolution d’une part, mais un aboutissement qui serait néfaste pour la planète elle-même. La doctrine catholique, elle, considère l’homme comme la créature la plus parfaite de Dieu. Le respect de la nature suppose d’abord que l’homme soit respecté : créer un « péché écologique » en dehors de cela ne convient pas.
 

Le cardinal président de Caritas critique ceux qui refusent la responsabilité du réchauffement climatique

 
Les prises de position récentes du pape François au sujet de l’écologie laissent craindre des dérapages dans le cadre de l’encyclique à venir, même si la volonté de « nourrir » l’homme, chaque homme, a été mise en évidence par lui lors du congrès de Caritas.
 
Le cardinal hondurien Oscar Rodriguez Maradiaga, qui préside Caritas Internationalis, a très vivement critiqué l’inquiétude américaine au sujet de la prochaine encyclique, dénonçant un « capitalisme qui ne veut pas renoncer à ses gains ». C’est faire peu de cas des critiques actuelles dont la motivation n’est pas seulement, ni même principalement, économique : elle est humaine et spirituelle dans la mesure où l’écologisme est hostile à l’homme et à son Créateur.
 
Pendant cette Assemblée général de Caritas, le dominicain péruvien Gustavo Gutiérrez, considéré comme le père de la théologie de la libération, a également été invité à la tribune. Le cardinal Ratzinger avait qualifié cette idéologie pseudo catholique de « menace fondamentale » pour l’Eglise… On se souviendra que l’ancien responsable des services roumain, Ion Mihai Pacepa, passé du côté américain pendant la guerre froide, a récemment affirmé que la théologie de la libération était une pure invention soviétique pour conquérir l’Amérique du Sud.
 

Béatrice Romée