Mercredi, les députés ont adopté en commission à l’unanimité une proposition de loi visant à abroger le Code noir ; le texte sera débattu le 28 mai.
Depuis, Emmanuel Macron, célébrant les 25 ans de la loi Taubira, a appelé le gouvernement à s’emparer de cette proposition de loi. Grandiloquent, il a affirmé que le « maintien » du Code noir « est comme devenu une faute » et « une trahison de ce qu’est la République ».
On pourrait objecter que l’abolition légale de l’esclavage en 1848 rendait quoi qu’il en soit le Code noir caduque. Mais tous les discours d’indignation actuel montrent soit une profonde méconnaissance soit une profonde malhonnêteté. Voire pour certains (beaucoup ?) les deux. Le Code noir visait au contraire à lutter contre de plus graves abus commis par les esclavagistes.
Alors oui, l’esclavage, c’est mal. L’Eglise a d’ailleurs été la première à le combattre. Mais force est de constater que les indignations actuelles ne sont que poudre aux yeux. Pour ne pas parler de l’esclavage actuel. Pour ne pas parler de la traite africaine et musulmane. Pour se faire bien voir et faire oublier l’impopularité. Et, surtout, pour dénoncer le grand méchant Occident chrétien.











