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Perquisition au domicile de la secrétaire de Vigilance halal


 
« Les policiers m’ont dit qu’il s’agissait d’une erreur… »
 
Jeudi 9 novembre 2017, au petit matin, 14 policiers de la BRI, la brigade de recherche et d’intervention, de Bayonne pénètrent en force au domicile de Dominique Gillet, secrétaire de Vigilance halal, et de son époux. 14 policiers en armes. Après avoir fracturé la porte d’entrée, les policiers plaquent au sol Richard Gillet avant de le menotter fermement, lui et son épouse. Ils s’introduisent ensuite au 1er étage du domicile, saisissant l’ordinateur central du couple ainsi que leurs deux armes – armes détenues légalement – et deux boites de munitions. Que cherchait donc la BRI de Bayonne au cours de cette perquisition ? Un stock de munitions ? Un stock d’armes ? Des informations sur des « groupes dissidents » ? Les policiers en avaient été pour leur frais. Ils étaient repartis bredouilles à l’Hôtel de police. Une erreur ?
 
Quoi qu’il en soit, un mois et demi après cette intervention musclée, on ne sait toujours pas ce que les policiers sont venus chercher au domicile des Gillet. Une chose est sûre, Dominique Gillet est très active sur les réseaux sociaux puisqu’elle anime les sites « Volontaires pour la France », Résistance républicaine ou celui du Siel. Elle est aussi secrétaire de Vigilance halal, une association crée par le vétérinaire Alain de Peretti revendiquant plus de 13.000 sympathisants sur sa page Facebook.
 

Perquisition musclée au domicile de la secrétaire de Vigilance halal

 
Il peut y avoir une autre raison à l’intervention musclée de la police. Depuis les attentats du Bataclan à Paris, l’Etat français est sur les dents. Beaucoup de français revendiquant le droit de disposer d’une arme à feu pour se défendre, le nombre d’adhérents dans les clubs de tirs a explosé. Dominique Gillet est inscrite de façon tout à fait légale et connue depuis longtemps. Comme elle, plus de 200.000 Français sont actuellement inscrits dans ces clubs. Un phénomène qui a déjà commencé il y a six ans. Mais pourquoi les Gillet ?
 

« Je pense qu’il s’agit d’une erreur… »

 
Lorsque mercredi dernier, à l’invitation des policiers de Bayonne, Dominique Gillet et son époux se présentent à l’Hôtel de police pour récupérer ordinateur, armes et munitions, ils assistent aux « aveux » d’un policier qui va les laisser cois… « Un policier nous a dit : “Nous sommes désolé, la BRI ne s’est pas bien comportée chez vous, je sais qu’il y a eu de la casse. En fait, il y a du y avoir une erreur. Vous n’étiez sans doute par les bonnes personnes à perquisitionner… »
 
De tels aveux, une telle légèreté de la part de la police ne peuvent que laisser perplexe, ce genre « d’incident » pouvant se reproduire chez n’importe qui, n’importe où… La perquisition dirigée contre les Gillet révèle-t-elle au grand jour la crainte des autorités politiques de voir fomenter un coup d’Etat par des « dissidents », des patriotes, des nationalistes ? Ou bien le couple basque a-t-il été victime d’un excès de zèle de la Bri sur fond de guerre entre services ?
 

Armel Joubert des Ouches

 
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