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Le piratage d’Ashley Madison, site de rencontres adultères, fait du tort à tous

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Gros scandale aux Etats-Unis et dans le monde : le vol des données du site de rencontres adultères Ashley Madison en juillet a été suivi par la mise en ligne des noms des 32 millions d’utilisateurs payants du site, mardi. On y trouve les adresses courrielles, les noms d’utilisateurs, les mots de passe, les montants payés, des adresses et bien d’autres données de nature à briser plus d’un ménage. Authentiques ou pas, les données publiées l’occasion du piratage semblent réelles même s’il est relativement difficile d’y accéder pour l’internaute moyen : elles ne sont accessibles que dans le « web profond ».
 
Rattrapés par leur tricherie conjugale, les clients d’Ashley Madison sont désormais exposés à toutes sortes d’ennuis allant du chantage à la confrontation avec l’époux légitime.
 

Ashley Madison peut vanter les rencontres adultères sans obstacles

 
Le slogan d’Ashley Madison : « Life is short. Have an affair » (la vie est courte, offrez-vous une aventure), a séduit plus de 37 millions d’internautes de 46 pays. Facile et supposément discret, le site offre un accès rapide à des personnes prêtes à prendre un amant en profitant notamment de l’internet au bureau. Des centaines de fonctionnaires fédéraux américains, y compris à la Maison Blanche elle-même, ainsi qu’au Pentagone, ont été pistés.
 
L’armée américaine parle de « milliers » de soldats qui se seraient inscrits à Ashley Madison – alors que toute aventure extraconjugale est théoriquement susceptible de sanctions selon le code de la justice militaire américain.
 
Le milieu provie américain est lui aussi touché : les révélations concernant Josh Duggar, l’un des fils de la famille aux 19 enfants déjà jeté en pâture aux médias pour s’être rendu coupable d’attouchements sur ses sœurs au cours de son adolescence, ont été confirmées par l’intéressé qui a reconnu que la tentation de la pornographie a abouti à des aventures extraconjugales dont il demande humblement pardon. Son quatrième enfant est né il y a un mois…
 

Le piratage et la mise en ligne des données d’Ashley Madison fait d’abord du tort aux familles

 
La lumière devait-elle être faite ainsi ? La publication de telles révélations est en réalité irresponsable et malfaisante. Elle est à l’inverse de la moralité chrétienne – qui n’est pas un moralisme – qui vise là où c’est possible à préserver l’intégrité des mariages, qui connaît l’importance du secret de la confession, qui fait tout en vue de la conversion authentique et la stabilité des familles. A tout péché, miséricorde : il faut certes la demander, mais le pécheur n’est pas – n’est plus – invité à le faire publiquement. Le jugement dernier, c’est pour plus tard.
 
Sans doute le piratage des données d’Ashley Madison incitera-t-il certains à une plus grande prudence et, au mieux, à éviter purement et simplement des comportements gravement peccamineux et nuisibles non seulement à leur couple, mais à la société tout entière.
 

Une société qui tolère les sites de rencontres adultères

 
Mais le problème principal est l’existence de ce type de sites, que la société accepte sans sourciller – jusqu’au moment où la rupture de la confidentialité fait prendre conscience d’une réalité qui elle, n’évolue pas au rythme de la modernité : le conjoint trahi ne supporte pas l’adultère, le conjoint qui trahit préfère qu’on n’en sache rien.
 

Anne Dolhein