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La prise de risque des traders liée à leur niveau d’hormones

La prise de risque des traders liée à leur niveau d’hormones
 
Une étude publiée par Scientific Reports affirme que les traders sur les marchés financiers sont très influencés par leurs niveaux d’hormones. Les chercheurs ont étudié les effets du cortisol et de la testostérone sur leur comportement. Dans l’environnement stressant des marchés boursiers où tout est basé sur la compétition, leur montée est liée à une prise de risques accrue.
 
Les chercheurs ont créé les conditions du trading en laboratoire. Les participants volontaires recevaient des doses de cortisol ou de testostérone : plus les doses étaient importantes, plus leurs investissements étaient risqués.
 
Si le cortisol s’est révélé lié à la prise de risque, la testostérone était liée à un optimisme renforcé sur les variations de prix futures.
 

Le stress et la compétition font augmenter les niveaux d’hormones des traders

 
Lors d’une autre expérience, les chercheurs ont mesuré les niveaux d’hormones participant à un jeu de trading : la mesure individuelle et collective des niveaux de cortisol a permis de prédire correctement les niveaux de prises de risque et l’instabilité subséquente des prix.
 
Le cortisol est naturellement présent dans le corps humain : il est libéré en cas de stress ou de baisse de la glycémie.
 
Les chercheurs, emmenés par le Dr Ed Roberts d’Imperial College London, veulent déterminer si l’excès de stress ou de compétitivité de l’environnement où travaillent les traders pèse par trop sur leurs prises de décision. Le Dr Carlos Cueva, qui fait partie de l’équipe, a expliqué que ces données sont importantes pour mieux comprendre les réactions des traders en des temps d’instabilité financière.
 

La prise de risque sur les marchés alimentée par le cortisol et la testostérone

 
Autrement dit, les finances mondiales sont, pour partie, suspendues aux humeurs des traders. Certes, on savait déjà que la testostérone est liée à la bonne prise de risque chez les hommes et à la réussite dans des situations de compétition. Mais dans le monde virtuel et sensible des marchés financiers, il semble bien que ce soit l’irrationalité qui prenne le dessus par le biais des hormones, avec des conséquences lourdes sur l’économie réelle.
 

Anne Dolhein