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Races : François Hollande ignore-t-il donc ce qu’est la République française ?

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Emporté par son élan, et le débat relancé à droite sur les races, François Hollande est manifestement en train de se prendre les pieds dans le tapis. A moins qu’il n’étale son ignorance. Jeudi, à l’occasion d’une visite au camp des Milles dans les Bouches-du-Rhône, le président de la République a tenu des propos qui contredisent la Constitution française. C’est pour le moins ennuyeux…
 
Prétendant mettre un point final au débat relancé par le propos gaullien de Nadine Morano sur la « race blanche », François Hollande a déclaré : « La République ne connaît pas de races, ni de couleurs de peau, elle ne reconnaît pas de communautés, elle ne connaît que des citoyens libres et égaux en droit. (…) ce principe n’est pas négociable et ne le sera jamais. »
 

François Hollande s’en prend une nouvelle fois aux races

 
A l’appui de cette déclaration curieuse, voire inquiétante, le chef de l’Etat a décidé d’associer la schlague à l’idéologie. Il a ainsi annoncé un texte pour la fin de l’année qui doit faire de « toute inspiration raciste ou antisémite » une « circonstance aggravante » aux infractions. La rédaction de ce texte est confiée – comment s’en étonner ? – à Christiane Taubira, dont on ne doute pas un instant qu’elle s’acquittera de sa mission dans l’esprit maçonnique le plus strict, c’est-à-dire inversement proportionnel avec sa volonté affichée de la façon de voir traiter les criminels.
 
Peu à peu, le propos présidentiel vire à la schizophrénie, en admettant les peurs, mais en interdisant les mots qui pourraient les illustrer – et donc permettre, en les exprimant, d’y échapper.
 
Les mots qu’il veut interdire sont ceux qui ont pour effets « les divisions, les amalgames, les ressentiments, les exclusions, les discriminations ».
 
Mais les mots, Monsieur Hollande, n’y sont pour rien. Ce n’est pas parce qu’on interdira les couteaux qu’il n’y aura plus d’assassin. Et avec quoi mangera-t-on ? Et comment s’exprimera-t-on ?
 

Le président de la République ignore-t-il donc ce qu’est la République française ?

 
Pour commencer, il va vous falloir réécrire bien des textes d’extrémistes dangereux : Voltaire, l’Haïtien Louis-Joseph Janvier (si fier d’appeler son peuple « le fils aîné de la race noire »), Jules Ferry, etc.
 
Surtout, il va falloir revoir le fameux préambule de 1946 qui parle de races. Pour n’en pas faire distinction, d’accord. Mais comment ne pas en faire distinction, comment en proclamer l’égalité, si elles n’existent pas ?
 
Car de deux solutions l’une : soit les rédacteurs de notre Constitution étaient, aux mieux, des imbéciles ; soit vous n’y avez pas compris grand-chose.
 
Que, par idéologie, un président de la République en vienne à contredire les textes qui la fondent paraît pour le moins mériter qu’on s’y arrête.
 
Quant à la sanction que cette attitude pourrait mériter, François Hollande en a, en quelque sorte, donné une idée, en concluant : « Toute l’Histoire doit être transmise avec exactitude face aux faussaires et aux négationnistes. »
 
Alors, il faut sans doute commencer par embastiller François Hollande…
 

Hubert Cordat