Le réchauffement climatique, moteur de la crise de la santé reproductive : la nouvelle agit-prop

Réchauffement climatique santé reproductive
 

Au nom de l’intersectionnalité, ce concept au nom duquel on crée des alliances entre différents segments protégés par le wokisme, même s’ils sont, en principe, par nature sans lien, voire incompatibles, le mouvement pour la lutte contre le réchauffement climatique et l’activisme mondial en faveur de l’avortement légal sont actuellement en pleine synergie. Cela n’a en réalité rien d’étonnant, puisque le mouvement contre le réchauffement présente l’homme comme le destructeur de la planète et, fort opportunément, l’« IVG » l’empêche de venir au monde avec son haïssable empreinte carbone.

C’est bien cela, dans son horrible réalité, la « culture de mort » dénoncée par Jean-Paul II : celle qui présente la mort, la mort de l’homme, comme la solution à tous les problèmes, à toutes les souffrances, à toutes les injustices.

Sachez donc que désormais, il faut considérer le changement climatique en tant que crise de la santé reproductive, comme le signalent l’excellent Steven Mosher, fondateur et président du Population Research Institute, rejoint en cette occasion par Samantha Lejeune, sa coordinatrice de la recherche.

Ils résument certains des arguments présentés par le lobby de la santé reproductive : le mauvais temps pourrait amener une femme à oublier de prendre sa pilule. Un tsunami ou un cyclone pourrait détruire une clinique d’avortement ou provoquer une pénurie de nourriture, amenant là encore des femmes à ne pas mettre leur contraception en tête de leurs priorités. Le confinement rendu nécessaire par une catastrophe naturelle fait croître le risque d’agressions sexuelles, d’où un besoin augmenté d’avortements.

 

L’oubli de la pilule à cause des catastrophes du réchauffement climatique

A ce rythme-là, n’importe quoi peut être promu au rang de facilitateur de crise de la santé reproductive. Les auteurs s’amusent d’ailleurs à imaginer des arguments : la perte d’emploi peut entraîner le manque de fonds pour payer un avortement. Le temps hivernal, rendant les déplacements difficiles, peut empêcher les femmes d’aller récupérer leurs pilules contraceptives à la pharmacie. Et le printemps est encore pire, parce qu’on y pense davantage à l’amour en oubliant les précautions…

Les deux discours relèvent de la tromperie, soulignent Mosher et Lejeune. Ainsi le GIEC vient d’avouer que la « pornographie » du climat qu’il diffuse pour encourager à la stérilité, et pour que les gouvernements dépensent des milliards pour faire chuter la natalité, est impossible : « La planète pourrait bien se réchauffer un peu ou se rafraîchir un peu comme elle l’a fait depuis le début du temps et la vie continuera. »

 

La « santé reproductive » des institutions internationales, c’est l’évitement de l’enfant

La crise climatique fait partie de ces croyances obligatoires que nul ne peut contester, sinon ceux qui la diffusent et l’exploitent, pour leurs besoins. Idem pour la surpopulation : cela fait des décennies qu’on décourage les gens d’avoir des enfants, au motif que ce serait irresponsable et destructeur. Ainsi, les droits reproductifs portent-ils presque uniquement, dans le discours, sur le droit de ne pas avoir d’enfants.

Et tout cela à coups de milliards d’argent public dépensés au nom de mensonges.

La conséquence, on la voit aujourd’hui : le monde est dans une crise de l’hiver démographique.

« Les progressistes veulent utiliser le temps qu’il fait pour nous manipuler en affirmant faussement que notre “droit” à l’avortement est menacé par une crise… qui n’existe pas », conclut Steven Mosher.

Mais qu’importe, puisque tout cela sert la cause ?

 

Jeanne Smits